Société de l’Histoire de Paris, 1881, t. VIII, p
G. Lebeuf.
Le monastère de Saint-Germain avait certainement des droits seigneuriaux à Mcudon avant le XIIIe siècle. On constate en effet que, dès l’an 1 206, il y percevait des dîmes de blé et de vin b 11 augmenta sou domaine dans la suite en faisant d’utiles acquisitions. En 1238, il acheta, au prix de 80 livres, de Guy de Chevreuse et de sa femme, Ilélisende, trois arpents de vigne sis au lieu dit Orrée. Une note marginale mise à la table du registre ou car tu la ire1 2 désigne ce clos sous le nom de 1’ « Oremus propter excellentiam vini, magis sacrificio missæ congruentis ». Au mois de mars i23q, Guillaume de Garlande et Alésie, sa femme, vendirent à l’abbaye de Saint-Germain une pièce de vigne contenant 7 quartiers, située au lieu dit Nivart3. Quelques années plus tard, Jean Bertrand et Marie, sa femme, cédèrent à cette communauté pour la somme de iG livres une place, à Meudon, où l’abbé avait un pressoir4. A la même époque, ce dernier prélat voulut se montrer généreux envers ses moines; il retrancha de sa inense les vignes qu’il avait achetées sur ce territoire (1228) et les leur abandonna5 6.
En 1248, Jean d’Issy donna à Saint-Germain-des-Prés, pour fonder son anniversaire, la dîme du vin qu’on percevait au pressoir des Voiles".
L’année suivante (mai 12/19), Sédilie, veuve de feu Girard Maréchal, vendit aux Bénédictins, au prix de 26 livres parisis, 7 quartiers de vigne à Meudon, au lieu dit Chijuin ou Chievin 7 8.
Raoul Balési, écuyer, et Erembourge, son épouse prenaient tous les ans, dans la grange de ces religieux à Meudon, 4 setiers et une mine de blé, 4 setiers et une mine d’avoine. Ils leur donnèrent en pure aumône le cinquième de cette rente et vendirent le reste pour la somme de 5o livres parisis ".
En 1261 (septembre), Etienne de Quinquempois et Marguerite, sa femme, cédèrent à l’abbaye de Saint-Germain, au prix de 200 livres, le tiers d'un pressoir qui se trouvait au-dessous de Meudon. Geneviève de