illarceaux, commuuc de Chaussy (Seine-ct-Oise
io° Le fief et seigneurie du dit Charmont, appartenant à l’hôtel-Dieu de Paris, relevait de la seigneurie d’IIodent1.
Parmi les fiefs donnés par Louis XV aux religieux de Saint-Germaindes-Prés en contre-échange pour leurs seigneuries de Thyais, Grignon et Clioisy-le-Roi, se trouvaient comprises les grandes dîmes de Magny. Elles étaient dans la mouvance du roi, à cause de son comté de Chaumont. Le monarque affranchit les Bénédictins de tous droits et devoirs féodaux à l’avenir et ne les assujettit qu’à la simple déclaration sèche. Ces dîmes avaient été longtemps partagées entre plusieurs propriétaires, qui néanmoins les possédaient par indivis. La maison de Villeroi en réunit successivement les différentes portions pendant le cours du XVIe siècle, et les posséda jusqu’en 1733, époque où monsieur de Villeroi les vendit à monsieur de Senozan avec la seigneurie de Magny et d’autres fiefs aux environs. Les dîmes de Magny étaient appelées grandes dîmes, pour les distinguer des traits de dîmes donnés en aumône à quelques églises, qu’on appelait petites dîmes. Les grandes dîmes étaient ainsi nommées parce quelles étaient universelles quant à l’étendue et à l’espèce. Elles portaient sur tous les fruits et produits : grandes dîmes ne signifiaient pas grosses dîmes. Il y avait plusieurs décimateurs à Magny :
i° Les religieux de Saint-Germain-des-Prés, qui possédaient les grandes dîmes de la paroisse. Elles comprenaient le territoire de Magny proprement dit : Ilodent, Charmont, Arthieul, Blamecourt, Yelannes-le-Bois, Yelannes-la-Ville, c’est-à-dire, généralement toute la paroisse de Magny, excepté le canton de Hunecourt, qui n’existait plus comme hameau et qui était ruiné. Les grandes dîmes étaient chargées d’un gros de quatre muids de grains envers le curé de Magny, de six muids envers le prieuré de Magny et huit muids et demi envers d’autres églises. Les grandes dîmes s’étendaient sur une superficie de 2984 arpents l\i perches de terre2.
20 Le prieur du prieuré simple de Notre-Dame de Magny. Ce prieuré, autrefois régulier et conventuel, de l’ordre de Saint-Augustin, avait été établi dans l’église paroissiale de Magny pour y faire le service divin, et fondé, du moins en partie, de l’ancien patrimoine de