Id. LL. n45, p. 4i
Le curé de Meudon soutenait avoir les dîmes de charnage sur la ferme des religieux. Une sentence du Parlement condamna Henri de Lorraine à faire cesser ces poursuites ( 1 655). 11 avait vendu la seigneurie de Meudon à Abel de Servien, en 1 654- Le nouvel acquéreur fut autorisé à prendre, avant tous les créanciers, 12.000 livres pour constituer la rente de 4oo livres qui était due aux Bénédictins ( 1 656) *.
11 y avait un office de maire à Meudon. Nous voyons en effet Bertrand Larcher renoncer à cet emploi en 1285. 11 affirme qu’il l’avait reçu de l’abbé de Saint-Germain1 2. Le 8 niai 1488, cette fonction est confiée à Gilbert Perriault 3.
Dîmes et banalités
Les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient droit de dimage à Meudon. Une sentence du Châtelet de Paris, en l’an 1401, nous montre qu’ils pouvaient percevoir G setierg 1/2 de vin sur 2 queues, à cause de leurs pressoirs.
Philippot Maynaud avait 3 quartiers de vigne au lieu dit : la Croixdu-Val. On le surprit portant sa vendange ailleurs qu’au pressoir bannier du Yal-de-Meudon. 11 dut payer l'amende de Go sols, 5 setiers par chaque tonnel (i4o5).
En r4o5, on payait 2 setiers par queue. Une sentence, qui date de la même époque, fixe la dîme à 5 setiers par tonnel et le tiers-pot pour pressurage4.
Le 3o janvier 1 556, les dîmes de vin, les pressurages, cens, rentes, vinages et avinages étaient affermés 71 livres 5 sols5 б..
Robin Besamure avait acquis deux maisons avec jardin, le tout situé à Meudon. Le 23 mars 1421, le prévôt de Paris le condamna à payer aux religieux de Saint-Germain les lods et ventes pour ces immeubles, les arrérages de 5 sols parisis de cens, 3 boisseaux d’avoine estimés à un minot de rente par an, et aussi la taille nommée taille de plaisir, montant à 3 sols parisis de 3 ans en 3 ans”.