Arch. nat. LL
BOUAFLE
Boualle, nommé jadis Boaffe, Boaffre, BouafFre, et en latin, Boalfum et Boafra, est une bourgade du canton de Meudon, arrondissement de Versailles. D’aucuns prétendent que ce nom vient de Bosceus (bois) et Alfa, mot germain signifiant domaine.
Une charte du i3 mars 918 confirme que le roi Charles le Simple donna aux religieux de Saint-Germain-des-Prés des biens situés dans cette localité. Du Breul nous raconte dans sa Chronique que l’original de ce privilège a été perdu. Voici comme il s’exprime à ce sujet : a Ilujus privilegii jacturam non ante multos annos (teste pâtre Quintino de Conde, in privilegiorum indice, qui ad calcem libri nigri habetur) fecimus in processu Boalflæ, alias Bodoalfæ contra dominum Fraxini : creditur a domino Berruyer, palatii procuratore, retentum. Exemplar tamen ejus est in libro Guillelmi 3, abbatis. 1 »
Les Bénédictins y bâtirent un manoir et une chapelle en l’honneur de saint Remi. La maison fut édifiée à l’endroit où se trouve aujourd'hui la ferme rouge, nommée aussi ferme de saint Remi. L’oratoire, détruit au XVIe siècle, occupait un emplacement connu encore sous le nom delà chapelle Saint-Remi et avait un ancien fief, nommé Carcassonne, inconnu aujourd’hui.
A la faveur des guerres civiles, la terre de Bouafle passa sous le protectorat d’un chef militaire, nommé Albert de Gallardon, qui lui-même reconnaissait pour seigneur Hugues Ier, comte de Meulan. Le nouveau seigneur assit la marque de son fief au lieu dit la Vallée-de-Bouafle. A la prière de son frère Anno, abbé de Jumièges, il donna une partie de son domaine à cette abbaye, qui, sur la terre concédée, fonda un prieuré et bâtit une chapelle sous le vocable de Saint-Martin2.
L’abbé de Saint-Germain devait une rente annuelle de 4o livres au pitancier de la communauté pour différents anniversaires. Afin d’être