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Les religieux de Saint-Germain-des-Prés, par l’intermédiaire de dom Placide Roussel, leur prieur, et dom Romain Rodoyer, leur procureur, cédèrent à dom Mathieu Yion de Bécheville, prieur de Saint-Martin, et à ses successeurs tous leurs droits sur Bouatle, Crépières et lieux circonvoisins. Ils exceptaient de ce contrat les 8 livres tournois de rente que devait payer chaque année Marguerite Flinquet pour la location d’une maison, mentionnée antérieurement. Les charges pour dom Mathieu Yion et successeurs consistaient :
i° A fournir annuellement une somme de 36 livres;
a0 A tenir le fief de Saint-Germain à titre de foi et hommage;
3° A payer à chaque mutation 36 livres de relief (18 juin 16/19) *.
La déclaration de 1790 est ainsi libellée : « Boalle : 36 livres de rente féodale sur le prieuré de Saint-Martin de Bouatle, près Meulan, dont le titulaire doit foi et hommage, et 36 livres de relief à chaque mutation, à cause d’un domaine seigneurial de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, cédé au dit prieuré1 2. »
Bouatle faisait partie de la mense conventuelle et dépendait du diocèse de Chartres. Les abbés de Saint-Ma gloire et de Jumièges présentaient alternativement à la cure3.
Seigneurie temporelle.
Les bois qui couronnent le coteau de Bouafle appartiennent à l’ancienne forêt domaniale des Alleux-le-Roy ou des Alluets, qui, aujourd’hui morcelée et en partie défrichée, couvrait tout l’espace entre la Mauldre et la Seine. Un aveu rendu par les hommes du lieu au roi Philippe- Auguste, lors de la réunion du comté de Meulan, définit certains droits dont jouissaient de temps immémorial les habitants de Bouatle en la forêt des Alleux :
u Les hommes de Bouafle devaient payer chaque année 100 sols pour la jouissance communale de la forêt. Ils avaient alors droit au bois mort, aux branches sèches, qu’ils pouvaient atteindre de leurs cha-
1. Archives liât. LL. 1128, p. 7; LL. 1042, p. 47; S- 29G5. Arch. de Seine-el-Oise, Série G, 11. 29G.