Bibl. nat. ms.fr. i
Quelques années plus tard, i G63, nous constatons que cette rente a diminué. Denis Fouassier affermait 26 arpents 62 perches de bois situés à Saint-Michel-de-Chevaudos pour 9 ans au prix de 1800 livres une fois payées.
Le revenu annuel ne dépassait donc pas 200 livres. Le preneur devait faire les coupes aux saisons accoutumées, laisser des baliveaux, conserver les anciens, faire célébrer à ses dépens les messes et autres offices accoutumés dans la chapelle de Chevaudos, et se charger des réparations du sanctuaire. On y disait 2 fois la messe par an.
Après l’échange du 12 juillet 1690, les religieux conservèrent la collation de la dite chapelle. C’est en effet à cette époque que le roi voulut joindre à son château de Marly la foret de Cruye, dépendant de la forêt de la maîtrise de Saint-Germain-en-Laye. Comme une partie appartenait à des ecclésiastiques, il leur donna d'autres bois en échange. 11 fut estimé que les 26 arpents, 80 perches de Saint-Michel-de-Chevaudos valaient 8.893 livres 8 sols. Les religieux de Saint-Germain reçurent à la place un pièce de bois de 37 arpents 96 perches sise en la forêt des Alluets, appartenant à Sa Majesté. Ce quartier de bois, estimé 8.893 livres i3 sols, tenait par divers côtés à la route de llonsay, aux bois de Fresne, et au triage du Chesne ferré1.
Nous lisons, dans la déclaration des biens de la mense conventuelle de 1790, ce qui suit2 :
38 arpents moins 4 perches de bois dans la forêt des Alluets-le-Roi, au triage du Chesne-Ferré, provenant de l’échange avec le Roi de 20 arpents dans les bois de Marly, par contrat passé devant Mouille, notaire à Paris, le 12 juillet 1G90. Ces bois ne se coupent que de 10 ans en 10 ans. La dernière coupe est de l’hiver 1781 à 1782. Elle a été vendue 4ôoo à 4600 livres.
Les religieux donnent chaque année 24 livres au garde du bois des Alluets3.