Id. S. 2913; LL. 1020, p
civiles n’exigeant pas de gages seraient jugées à la Celle, et les autres devant l’abbé de Saint-Germain1.
Nous voyons en 1^90 qu’une somme de 60 livres tournois se prélevait sur les terres de la Celle, Suresnes et leurs dépendances pour le général ou la pitance du souper à l’abbaye Saint-Germain2.
Raoul du Feu, prieur commendataire de la Celle, du Chesnay, de la Marche, de Charlevanne et de Suresnes, s’était engagé à fournir cette redevance.
Comme les chanoines du Saint-Sépulchre avaient des biens à la Celle, ils furent obligés, le 3o décembre i632, de constituer un homme vivant et mourant.
Nicolas le Prêtre, président de la cour des aides, et Etienne Pavillon, secrétaire du roi, avaient changé la nature du territoire de la Celle- Saint-Cloud, en y plantant des bois taillis, des châtaigniers, des osiers. Avec l’aide de Saint-Germain, Pierre Aupré, curé de l’endroit, entama un procès à ce sujet, en 1669. Son successeur, Charles Berton, le continua. Le 20 août 1689, le Parlement décida que la dîme des terres changées de nature depuis 1625 serait de 20 sols par arpent. -
Les dames de Saint-Cyr furent soumises à cette mesure pour leur bois taillis et condamnées à payer tous les arrérages3 4.
Exercice de la justice
La seigneurie de Suresnes dépendait de la seigneurie voisine de la Celle, mais le siège de la justice était à Suresnes, et là se trouvaient l’auditoire et les prisons. Une déclaration de i52 2 nous le prouve. La voici :
« En notre prévosté, village et seigneurie de Suresne-sur-Seine, distant environ de 2 lieues de Paris, dépendant de notre seigneurie et châtellenie de la Scelle, nous avons une grande maison manable à plusieurs corps d’hotels, granges, pressouers banniers... prisons, auditoire pour exercer le fait de nos justices, tant d’iceux lieux que de la dite Scelle3. »
En 1297, l’abbaye de Saint-Denis possédait la justice et la voirie de la Celle-Saint-Cloud et tous les cas judiciaires dont les amendes ne