Id. LL. io
Germain, aux réparations intelligentes qu’il fît opérer, aux acquisitions qu’il fil faire, les revenus de Montéclin augmentèrent en peu de temps d’un façon remarquable : en 1640, il fit monter le prix du bail de 600 livres à 1000 livres1 et puis à i5oo livres2.
Dans la suite, le Roi ayant réservé les bois de Montéclin pour ses chasses, les servitudes qui en résultaient firent baisser les revenus de cette terre. Le bail conclu en 1G80 fit redescendre le prix de ferme au taux primitif de 3oo livres 3.
Découragés par ces résultats ou peut-être cédant a ux désirs de puissants solliciteurs, les religieux se décidèrent à se défaire de ce domaine à des conditions qu’ils estimèrent avantageuses pour eux. Le 3o juillet 1716, dom Denis de Sainte-Marthe, supérieur de la Congrégation de Saint-Maur, et les Bénédictins de Saint-Germain signèrent l’acte par lequel « ils cédaient à messire Georges, écuyer, conseiller et premier « chirurgien du Roi, et à dame Marie Royer, son épouse, demeurant à « Paris, au Louvre de Sa Majesté », les terre et seigneurie de Montéclin, « qui relevaient en plein fief, foi et hommage du Roi, à cause de la Tour de Montlhery, et qui étaient chargées de i5 boisseaux de blé meteil envers le S’’ de Montarsy, seigneur châtelain de Bièvrc-le- Chàtel ». Cette vente était faite à la charge des devoirs et droits seigneuriaux, moyennant le prix de 60.000 livres4.
En dépit de cet acte qui semble devoir clore l’histoire de Montéclin, dépendance de l’abbaye de Saint-Germain, puisque les religieux avaient cédé au sieur Mareschal tous leurs droits tant spirituels que temporels sur ce territoire, nous trouvons les deux parties contractantes sur le point de commencer un long et dispendieux procès, et puis, mieux inspirés, concluant un accord amiable. Le chirurgien du Roi avait enclos dans son parc de BièvreS ou 10 arpents de bois situés sur le chemin de Verrières à Bièvre. Or, les religieux prétendaient avoir droit de dîmes, justice et seigneurie sur ce territoire, en qualité de seigneurs et curés primitifs de Verrières ; de son côté, le sieur Mareschal soutenait avoir des droits sur plusieurs arpents du clos de Vaupereux.