Id. S
Le 28 janvier 1722, les deux parties signèrent une transaction, par laquelle le sieur Mareschal abandonnait toutes ses réclamations sur le clos de Vaupereux et, pour indemniser les religieux de leurs droits sur les arpents enclos dans son parc, il s’engageait à leur paver une rente de i5 livres tournois. Il promettait de faire planter des bornes sur le nouveau chemin qu’il avait donné à la place de l’ancien vis-à-vis du clos de Yaupereux : au-delà de ces bornes, du côté de Bièvre, les religieux s’engageaient à 11e point tenir les assises de leur cour de Verrières.
Seigneurie temporelle
La question des droils seigneuriaux des religieux à Saint-Germain reste enveloppée d’assez d’obscurités et a passé depuis le XIIIe siècle par plusieurs phases successives qui empêchent de tirer des conclusions précises à ce sujet. Comme nous l’avons dit plus haut, les Bénédictins prétendaient avoir la justice complète dans leur territoire et leur ville de Montéclin. Il est du reste permis d’inférer de certaines chartes qu’il en était ainsi au XIIIe siècle; nous sommes en effet conduits à admettre, suivant l’affirmation des religieux, qu’ils furent dépouillés de ces droits par suite de quelque usurpation dont nous ne retrouvons plus la trace, car le dénombrement de i384 nous les montre jouissant simplement des droits de basse justice, tandis qu’en iÔ2i, ils avaient récupéré une partie de leurs droits et avaient ajouté la moyenne à la basse justice. Quant à la haute justice, ils ne purent jamais la reconquérir et, suivant l’expression du document où ils consignaient leurs doléances, elle demeura énervée entre leurs mains.
En 1275, par des lettres datées de Royaumont, le roi Philippe le Hardi concédait à l’abbé et au cornent de Saint-Germain-des-Prés la quatrième partie du droit de gruage qu’il possédait dans les bois des châtellenies de Châteaufort et de Paris ; il les exemptait du dîner qu’ils devaient une fois par an au prévôt royal de Châteaufort dans leur maison de la ville de Montéclin; il affranchissait leurs vassaux de ce territoire de l’obligation de conduire aux prisons de Paris les voleurs et les malfaiteurs arrêtés dans la prévôté de Châteaufort et donnait enfin aux religieux le pouvoir d’élever des fourches patibulaires et des piloris dans tous les lieux où ils ont la haute justice1.