‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 216 sur 261 · Arch. nat. LL. n3o, p. 3oo · texte numérisé non relu

Arch. nat. LL. n3o, p. 3oo

demanda avec son épouse la faveur d’être admis à la participation de toutes les bonnes œuvres et prières de la Congrégation de Saint- Maur *.

Immédiatement après leur acquisition, les religieux cherchèrent à en tirer parti. Nous les voyons en 1646 louer leur château d’Amblainvilliers à M. l’abbé Lucas, pour la somme annuelle de 4oo livres*; en 1 65 1 , dom Placide Roussel, prieur, et le convent de Saint-Germain, en leur qualité de seigneurs chastelains d’Amblainvilliers, affermèrent pour 9 ans à Nicolas Riou, laboureur, la ferme du chasteau, 36 arpents de prés, i44 arpents de bois taillis, i58 arpents de terres labourables, sis aux terroirs d’Amblainvilliers, de Massy et d’Igny, avec le lieu appelé le Clos de Clèrebourg, pour le prix annuel de 2100 livres tournois1 2 3 4 5.

Les réparations que durent faire les religieux au château d’Amblainvilliers les obligèrent à s’adresser aux maistres des Eaux et Forests à l’effet d’obtenir l’autorisation d’exploiter les baliveaux de leurs bois pour se procurer les ressources nécessaires *. Mais le Roi fil défendre de couper ces bois qu’il voulait enclore dans son parc de Versailles (1677) \ Nous avons dit plus haut le contrat passé à cet égard.

Les religieux eurent plusieurs discussions avec des seigneurs du voisinage pour le maintien de leurs droits à Amblainvilliers. Après une transaction que le cellérier du monastère dut conclure avec M. d’Albertas, ancien maître des requêtes, pour faire abattre les ormes qui bordaient la route de Verrières à Amblainvilliers6, et s’en partager le prix de la vente, nous trouvons les Bénédictins en procès avec le marquis d’Elfiat, seigneur de Massy, qui prétendait que la terre d’Amblainvilliers relevait de sa seigneurie et qu’elle devait payer le droit d'indemnité et donner un homme vivant, mourant et confisquant ; une sentence des requêtes avait rejeté la première prétention et admis la seconde. Avant de pousser plus avant le procès, le marquis d’Elfiat proposa une transaction : il promettait de se contenter de la somme de

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