Bouillart, p
G. Bib. nat. nis.fr. 16857, P- 56.
12.000 livres une fois payée, d’un bassin d’argent de la valeur de 200 livres qui devait être remis tous les 20 ans à lui ou à ses successeurs, des droits de justice dans l’enclos et la basse court du fief de Migneaux, sis à Verrières; moyennant quoi, il s’engageait à décharegr pour toujours la terre d’Amblainvilliers de sa servitude d’un homme vivant, mourant et confisquant. Le convent, après avoir considéré les inconvénients et les aléas du procès, trouva avantageux de transiger et accepta les propositions du marquis d’Elfiat (19 juin 1679) l.
Un peu plus tard, de nouvelles difficultés survinrent entre les religieux et le marquis d’Effiat ; celui-ci prétendait à la seigneurie sur 70 ou 80 arpents de terre faisant partie de la propriété de Saint-Germain : pour mettre un terme à ces contestations sans cesse renaissantes, le convent abandonna au marquis la seigneurie directe sur 8 arpents de pré et 10 arpents de terre (20 juin 1702)2.
En 1726, les religieux passèrent un accord avec un sieur de Cbarmoy, écuyer du Roi, qui possédait une maison dans Amblainvilliers et désirait se rendre acquéreur d’une ruelle voisine de son habitation. Il s’engagea à payer en compensation une rente annuelle de 20 livres tournois qui devaient être employés à l’instruction des enfants du dit lieu ; il se chargeait, de plus, de faire construire une fontaine dans la grande rue d’Amblainvilliers, pour remplacer celle qui se trouvait dans la ruelle désirée3.
Par son importance, sa situation topographique près de Versailles, par ses grands bois et ses sites pittoresques, par la beauté de sa résidence, la seigneurie d’Amblainvilliers était très prisée par les grands personnages de la Cour. En 1749, MUe de Sens, qui avait sur ce territoire une résidence connue sous le nom de Virginie, voulut y adjoindre la terre des Religieux. Elle la loua sa vie durant en bail emphytéotique, moyennant une somme de 12.000 livres une fois payée, une rente de 2.000 livres tant qu’elle en jouirait et une somme qui serait versée aux religieux quand on leur rendrait la terre; ces derniers se réservaient les bois; on devait faire un arpentage des terres et un état des bâtiments pour garantir leur remise en bon état à l’expiration du bail; cette rente