‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 220 sur 261 · PALAISEAU · texte numérisé non relu

PALAISEAU

Cette localité tirait son nom (Palatiolum) d’une résidence que les rois mérovingiens avaient fait construire au centre de leur fisc royal, et où ils venaient faire de longs et fréquents séjours. L’histoire en fait mention dès le VIe siècle. C’est dans cette résidence que se trouvait le roi Childebert Ier, vers l’année 53o, lorsque comparurent devant lui deux vénérables personnages, saint bigorner, prêtre du diocèse du Mans, et une jeune fille noble, Tenestina, qui avait voué sa virginité au Seigneur. Fine infâme calomnie les accusait d’entretenir des relations criminelles; pour faire éclater l’innocence de ses deux serviteurs, Dieu permit que, miraculeusement, les cierges qu’ils tenaient dans leurs mains pour les offrir au Roi s’allumassent spontanément. Frappés de ce prodige, le Roi et les assistants se prosternèrent, adorèrent Dieu et renvoyèrent les accusés après les avoir comblés d’honneur et de présents. Pour perpétuer la mémoire de cet événement, Childebert fit construire une église sur le territoire de son domaine, c’était celle de Saint- Rigomer-Vauhallan proche la résidence royale. La reine Bathilde, veuve de Clovis II, demeura souvent à Palaiseau durant la minorité de son fils Clotaire. En 663, l’abbé saint Wandrille se rendit à Palaiseau pour obtenir du Roi Clothaire Ier la confirmation de la terre de Fontenelle au diocèse de Rouen \

Sous la protection des murs du Palais-Royal et le patronage spirituel du saint qui avait illustré la contrée parla miraculeuse preuve de sa

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