Bib , nat. ms. lat, ia838, p
Dans la bulle que donna en 1177 le pape Alexandre III à l’abbaye de Saint-Germain, l’église de Saint-Saturnin d’Antony ligure parmi ses dépendances. Contrairement aux immunités accordées à Saint-Germaindes-Prés et à ses dépendances, les officiers du cardinal Eudes, légat du Saint-Siège, ayant voulu injustement des droits de procuration et de gîte sur Antony (1246), les moines protestèrent. Le légat reconnut l’erreur et restitua à Saint-Germain les sommes indûment perçues1. Le curé d’Antony fut toujours, jusqu’à la fin, à la présentation de l’abbé de Saint-Germain. Par leur qualité de gros décimateurs de cette paroisse, les religieux étaient chargés de lui fournir le gros, c’est-à-dire le traitement. Ici comme partout, ce fut une cause de discussions prolongées entre les deux parties intéressées.
En 1379, il fut convenu entre les religieux et le curé d’Antony que ce dernier prendrait dans la grange dimière un muid de grain et, sur la petite dîme, deux agneaux et deux oisons : sur les 20 arpents que possédait le curé, il en devait garder la moitié comme dépendance du presbytère et rendre le reste aux religieux.
En 1 538, une transaction intervint entre les religieux, qui venaient d’être maintenus dans leur droit de percevoir la dîme du vin sur le territoire d’Antony à raison de 6 pintes par muid, et les curés d’Antony et de Verrières, et fixa le gros annuel pour chacun de ces derniers a un muid de blé et trois muids de vin 2.
En leur qualité de curés primitifs et de patrons de l’église de Saint- Saturnin d’Anlony, les religieux étaient chargés des réparations et de l’entretien de cet édifice. Le style des différentes parties de l’église indique qu’elle fut reconstruite successivement à la suite des diverses guerres qui désolèrent le pays. Au sortir de la période des luttes religieuses, les moines durent faire des réparations considérables. Au ier juillet 1601, accédant à la requête de Dom Philippe Laurens, prieur claustral de Saint-Germain, et des fabriciens d’Antony et muni des pouvoirs des évêques de Paris, Claude Coqueley, évêque de Digne, et abbé commendataire de Chaage, consacra l’église, l’autel majeur en l’honneur des saints Barthélemy et Saturnin, et un autre autel en l’honneur de Notre-Dame 3. Le prieur de Saint-Germain assista à