‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 237 sur 261 · Arch. nat. S · texte numérisé non relu

Arch. nat. S

du presbytère avaient d’insufïisant. Cette terre consistait en une vingtaine d’arpents de prés, champs et vignes situés dans les environs. En i55o, le curé et son vicaire réclamèrent une augmentation de revenus. Mais ces ecclésiastiques pour des raisons personnelles ne parurent pas devant les juges et furent déboutés de leur requête. 11 résulte des procès-verbaux d’enquête faite à ce sujet que les revenus de la cure d’Antony s’élevaient à 820 livres.

Le i5 novembre 1715, Jean Feydeau fondait un chapelain qui •serait tenu de dire la messe tous les jours dans l’église paroissiale d’Antony et d’y faire tenir l’école; pour cette fondation, il léguait une rente annuelle de 320 livres1.

En 1676, la fabrique d’Antony, acheta une maison dans le voisinage de l’église pour servir à loger le vicaire au premier étage et l’école du village au rez-de-chaussée 2.

Sur la liste des curés d’Antony que M. l’abbé Enjalvin donne avec une grande exactitude dans son histoire de cette localité, nous relevons le nom du dernier, Joseph Beruet(?), nommé en 1795, et mort cardinal en i8/|6.

Seigneurie temporelle

Comme nous l'avons vu, les moines de Saint-Germain, en recevant les territoires d’Antony, de Verrières, etc., avaient été investis de leur seigneurie complète. Ils exercèrent de tout temps cette dernière au moyen de leurs prévôts, dans l’étendue et les formes que comportait la législation féodale. Mais ce droit, qui n’était pas constaté dans le fond, rencontra dans la pratique, pendant les XIe et XIIe siècles, des compétitions dont nous avons exposé l’origine et le développement. Les seigneurs viguiers ou avoués et vicaires qui avaient eu leur raison d’être et avaient rendu leurs services de sauvegarde et de protection pendant la période des invasions étrangères, prétendirent conserver leurs situations et les droits et privilèges temporaires accordés pour récompenser leur concours ou faciliter leur mission guerrière. Les luttes que durent soutenir les religieux pour l’abolition de ces exactions

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