‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 247 sur 261 · D. du Breuil, Suppl., Antiquités, p. 8a · texte numérisé non relu

D. du Breuil, Suppl., Antiquités, p. 8a

dernier, pour supprimer les difficultés que lui créait cette aliénation au point de vue du maintien de ses droits seigneuriaux, le racheta en 1699 au prix de 3ooo livres *.

Ce domaine appartient en partie à l’abbé et en partie aux religieux de Saint-Germain. Le 22 mars 1 54 1 , le cardinal de Tournon, abbé de Saint-Germain, avait cédé aux religieux 1 44 arpents de bois taillis à Verrières, au lieu et place d’une rente de 169 livres 9 sous qu’il leur devait dans cette même localité1 2. Cette adjonction rendit les religieux de Saint-Germain possesseurs d’un immense territoire couvert de bois magnifiques qui faisaient la gloire et la richesse du pays. En 1629, ils affermèrent les coupes de 720 arpents de bois qu’ils possédaient à Verrières, à raison de 78 arpents par an ; le prix annuel du bail était de 3ooo livres tournois, plus un millier de gros fagots et quatre cents bottes d’échalas3. En i665, les officiers royaux des Eaux et Forêts visitèrent les bois de Verrières et d’Amblainvilliers, « d’une contenance de 1020 arpents », appartenant aux religieux de Saint-Germain, pour vérifier si les ordonnances royales relatives aux coupes des bois étaient bien observées4. Ce fut dans ces bois que, pour faciliter les chasses royales, Louis XIII fit tracer des allées ; il chargea MM. de Marillac, garde des sceaux, et d’Effiat, intendant des finances, de s’entendre avec les religieux pour la fixation de l’indemnité qui leur était due pour cela. Ceux-ci demandèrent 3oo livres par arpent et se réservèrent la justice de ces allées5 б.. L’une de ces routes, qui commençait à l’extrémité du bois vers Bièvre-le-Chaptel et aboutissait à Chatenay, mesurait 5oo perches de long sur 20 pieds de large ; l’autre, qui allait de Villa- Coublay à Verrières, mesurait 44o perches de long sur la même largeur. Le tout fut estimé à 3. 600 livres tournois 9.

Ces bois, qui étaient si beaux au point de vue du paysage et qui produisaient des revenus considérables à la mense conventuelle, avaient de graves inconvénients pour les cultivateurs du pays; les bêtes fauves

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