‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 248 sur 261 · Bonnin · texte numérisé non relu

Bonnin

б. Arch. nat. LL. 1047, p. 338.

qui pullulaient dans ces forêts allaient chercher leur pâture dans les champs du voisinage. Nous trouvons des réclamations des habitants de Verrières, qui étaient obligés de veiller une partie des nuits pour sauvegarder leurs récoltes *.

Ces animaux finirent par porter une grande atteinte à la valeur des bois eux-mêmes, en broutant les jeunes pousses dans les taillis; les dégâts produits de la sorte furent si considérables, que les religieux ne retiraient plus à la fin du XVIIIe siècle que O.ooo livres de ces bois qui leur en rapportaient jadis de 18 à 20.000. Pour remédier à cet état de choses, ils se résolurent à remettre en valeur les nombreuses places vides. Dans le but de les aider à supporter la dépense de ce travail, un arrêt du Conseil d’État du 21 août 17G1 leur permit d’exploiter les baliveaux au-dessus de 4o ans2 3.

Nous aurons épuisé ce que les Archives nous disent des droits seigneuriaux des religieux à Verrières lorsque nous aurons dit que M. de Voüet, contrôleur général des Monnaies de France, avait acheté à Verrières, en 1727, une maison avec deux volets à pigeons ; il obtint des religieux la permission d’en rétablir un, à la condition de payer pour ce droit et pour la dîme 20 livres de rente1.

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