Arch. nat. L
a. Id. S. 2927.
« ont fait plusieurs baux, vendu et aliéné droicts, terres et heritaiges « appartenais a. la dite abbaye et ainsi que des redevances et anciennes « tenures des terres et béritaiges situés au dedans des fins et limites « d’icelle terre et seigneurie de Dampmarlin »
Au XVIe siècle nous voyons les abbés faire leurs efforts pour relever la prévôté des tristes résultats de la période antérieure. En i5o4, la prévôté était donnée à ferme pour le prix annuel de 55o livres, deux pourceaux (de 28 sols chacun) et deux douzaines de chapons. En i5io, le bois de Genitolon était affermé pour douze livres. Enfin en 1628, l’évêque de Meaux, abbé de Saint-Germain, vendait au prix de 1 100 livres le coupe de 32 arpents des bois de Gaurel1 2.
Le 3 mai 1 5 1 6, les religieux louèrent leur tuilerie de Dammartin à la condition pour les preneurs de fournir annuellement à l’abbaye 9 milliers de grosses briques et 6 milliers de carreaux. Le receveur de l’abbaye promettait de « charrier tout le sablon pour l’ouvrage et de « livrer sur le lieu tout le bois qu’il faudra, à raison de six solz par « corde ». Les preneurs auront la permission de vendre 8 milliers 900 tuilles, 1100 briques et 600 carreaux. Ils devaient enfin payer cent solz de ferme, huit jours après la saint Martin d’hiver.
Le dénombrement de 1 5 1 7 nous fait connaître la situation de la prévôté à cette époque : « A Dammartin, y a un manoir contenant « arpent et demy ou environ, estant prés de l’église, sur lequel y amai- « sons manables, grandies, tant pour le domaine que pour les dymes, a et champars de Dammartin, la Fillette de Montchauvet, la Gressaye, « la Haye du Tru, Broullards, Garrel, le Hoquet, Houville et la Mare- <( pavée, estables, bergeries, porcheries, gélinier, coulombier, gre- « niers, celliers et voultes avec jardins et autres choses nécessaires. <( Item, ung pressouer pour faire vins et sidre, pour les dismes desquels a il a droit de prendre dix pintes de muy et la cinquième pinte au « pressouer : et ce paye sur peine de lx sols parisis d’amende. Les « habitants de Dammartin sont banniers audit pressouer quant aux a vignes dudit lieu seulement. Item, sept arpents de terre aussi entre « Dampmartin et les bois de Genainville, sur lequel y a une tuillerye « garnye de deux creux et une chappe, de maison manable, ensemble