Ibid
« paast qui vaut xi livres qu’ils doivent à la Saint Andrieu. Item, sur la « dite ville de Dampmartin, deux muis de grains dubs au convent par « les habitans : item, le prévôt leur doit iv livres, xvn sols, vi deniers : « item, ils y ont deux arpents de vigne valant par an xl sols4. »
Le 3o décembre 1896, l’abbé et le convent signèrent avec Simon de Mondreville un contrat par lequel ce dernier cédait aux religieux un fief qu’il possédait à Dampmartin et qui comprenait une maison avec cour et jardin et une trentaine d’arpents de terre et recevait en échange une maison et quelques terres à Mirebel \
La période suivante fut particulièrement désastreuse pour la prévôté de Dammartin ; les guerres du XVe siècle et la déplorable administration des abbés qui se succédèrent alors sur le siège abbatial de Saint- Germ ai n-de s-Prés l’avaient réduite à une lamentable situation, témoin le passage suivant que nous extrayons des lettres obtenues, en 1621, du Roi par l’abbé de Saint-Germain contre l’insubordination de ses vassaux :
« Que après les guerres des Anglois, à l’occasion de ce que la terre et « Seigneurie de Dampmartin est joignante nostrc pais de Normandie, « les terres et liéritaiges estoient en grans boys et buissons ; et dès lors, a ou tost après, furent abbés successivement et l’un après l’autre, « l’abbé Hervé qui fut mauvais administrateur et aliéna des rentes et « revenus d’icelle pour mille livres ou environ et, après luy, l’abbé « Henry, autre mauvais administrateur et dissipateur, et depuis l’abbé « Robert, auquel, par sa mauvaise administration et dilapidation, fut « par justice pourveu d’un curateur. Lequel abbé Robert avoit baillé « à feu Pierre Nicolas, abbé de Neaufle. la dite terre et seigneurie de « Dampmartin, à dix-liuit ou vingt ans, à cent livres de ferme seule- « ment : pour la quelle retirer par feu l’abbé Geufroy, evesque et comte « de Chaalon qui estoit absent d’icelle abbaye, y eust procès lon- « gtemps pendant, qui dura jusqu’à l’an 1488. Et après luy fust nostre « amé, et féal, le cardinal de Narbonne, abbé d’icelle abbaye, estant « aussi absent et résidant en court de Rome. Durant le temps desdits « abbés, la dite terre et seigneurie de Dampmartin a esté régie et gou- « veinée par gens laiz et fermiers qui, sans pouvoirs ou procurations,