‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 33 sur 261 · Id. L. 23o, n · texte numérisé non relu

Id. L. 23o, n

Malgré cette sentence, les religieux furent obligés de transiger avec leur puissant adversaire et d’obtenir au moyen de la promesse d’une rente de 60 sols parisis le désistement complet de Simon d Anet. C est ce que nous apprennent des lettres de 119G par lesquelles Robert, abbé, et le convent de Saint-Germain-des-Prés règlent le paiement de ladite rente de Go sols parisis à frère Jean du Verne, trésorier de l’abbaye, qui l’avait rachetée de ses deniers avec la permission de ses supérieurs et devait la laisser, après sa mort, à l’abbaye1.

Presque en même temps un autre seigneur du voisinage, Willem Lupel d’ivry, poussé par le remords, vint faire réparation publique de ses injustices. Il se présenta au chapitre de Saint-Germain-des-Prés, et là demanda humblement pardon à l’abbé « du grave péché commis « en prétendant des droits sur Dammartin, qu’il proclame appartenir « en toute seigneurie à l’abbaye » ; il supplia l’abbé de prier Dieu pour lui et se déclara disposé à jurer et à prouver devant quiconque que ni lui ni ses héritiers n’ont aucun droit sur Dammartin2. Peu de jours après, il fit rédiger ces déclarations sous forme de lettres de soumission, qu’il remit à l’abbé Hugues3.

Nous avons signalé plus haut les démêlés qui se produisirent entre l’abbé de Saint-Germain et le sire Jean de Breval au sujet de Dammartin. En 1 186, ce dernier fit solennellement cession de ses prétentions pour lui et ses héritiers. Poussés par la reconnaissance en présenee de ce généreux désistement, l’abbé Foulques et les moines donnèrent au sire de Breval et à ses descendants une rente de i3 livres parisis, qu’ils devaient tenir sous la foi et l’hommage de l’abbaye4. Nous avons vu que la seigneurie de Breval étant entrée dans le domaine royal, Philippe-Auguste fit remise, en 1192, à l’abbaye de cette rente de 1 3 livres parisis", à la condition que les religieux célébreraient tous les ans un service pour le roi Louis Y1I son père et un autre pour luimême après sa mort0.

Celte première phase de l’histoire de la seigneurie de Dammartin

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