Id. G8* i
б. Id. LL. 1 14 6, p. 675.
Renaud, évêque de Chartres, voulut le leur contester. Il reconnut bientôt son erreur et proclama les droits des Bénédictins*.
Goslène de Lèves (i 1^9-55) et son successeur, Robert III ( 1 1 56-64), déterminèrent les relations du curé de la paroisse et des religieux. L’accord passé en cette circonstance a trait au partage des offrandes et de la dîme, l’assistance aux offices et le payement du gros.
Les Bénédictins célébraient avant ou après le curé. Lorsqu’ils chantaient la messe avant ce dernier, ils partageaient avec lui les honoraires ou offrandes. Il n’en était pas de même dans le second cas. Le partage n’existait plus, et le curé ne recevait rien, excepté aux cinq fêtes solennelles de l’année, où tout devenait commun pendant la journée entière. Les religieux se réservaient les offrandes en nature ou en argent qui se faisaient à l’occasion de la saint Nicolas. Ils avaient droit aux deux tiers des chandelles offertes dans le cours de l’année. Cependant ils ne prenaient que la moitié de celles qu’on recueillait en la fête de saint Barthélemi, et, si elles faisaient défaut, ils partageaient avec le curé le cierge bénit. Si le curé devait aux Bénédictins la moitié de ce qu’il recevait à l’occasion des messes qu’il célébrait, il pouvait conserver pour lui tous les droits de baptême et la quête des œufs.
Les religieux avaient en propre la dîme de la Charbonnière (?) ( clecima de Cardonnello), et les deux tiers des menues dîmes. Le curé se contentait de la dîme du pré ( décima de Domni curia ?) de Dancourt, du tiers des menues dîmes et de deux septiers de blé, que les Bénédictins lui fournissaient chaque année. Les dimanches et jours de fêtes, il devait célébrer l’office des matines et la messe matinale pour la population dans son église de Saint-Nicolas. Ces mêmes jours et la veille, il se voyait obligé, autant que ses occupations le lui permettaient, d’assister à la procession, à la grand’messe et aux vêpres des religieux. 11 lui était défendu de sonner ses vêpres avant les vêpres des moines. Les Bénédictins lui donnaient pour son gros i4 septiers et demi-mine de blé, 8 septiers et demi-mine d’orge, 8 septiers d’avoine, à la mesure de Septeuil. Quels privilèges avaient les religieux de Saint- Germain-des-Prés relativement aux infirmes? Nous ne le savons pas explicitement. Peut-être voulaient-ils avoir seuls la faveur de bénir les malades ou de leur procurer le sacrement d’extrême-onction, comme
i. Id. LL. 1 1 46, p. 6C3. Bib. nat. ms. fr. ia838, p. i4o.
le fait supposer la phrase suivante : « Presbyter in suis visitationibus commonefaciet infirmos ut monaclios visitent in suis benedictionibus *. »
S’il faut en croire Dubreuil, il y avait, en 1607, deux églises à Septeuil. Nous citerons ses paroles : « Duæ quidem exstant ecclesiæ Septuliæ, sed una, quæ parrocbialis fuit, nullo liodie est usui. Nova decedente circa annum Domini 1507 (fratre Guillehuo Tureau, priore de Septulio, ibidem commorante, ut tune erat consuetudo priorum, ante reformationem S. Germani), incolæ, sna veteri parroebia derelicta, ad eam quæ est prioratus, ut loco superiori et amœniori sitam, convolarunt, etnavi construcla, ibi perpetuam divini obsequii sedem fixerunt. Dedicata est autem hæc eclesia in bonorem sancti Nicolai. » Ceci semble concorder avec la notice composée par l’instituteur de Septeuil, où il observe que l’église actuelle se compose du chœur de la chapelle du prieuré, auquel on ajouta une nef1 2. Les habitants préférèrent l’église des religieux à leur église paroissiale. Elle occupait un site plus agréable et plus élevé3 4.
Le 12 juin 1G00, ils demandèrent aux Bénédictins d’y faire célébrer une première messe les dimanches et jours de fêtes et d’y mettre un prêtre à cet effet. Ils furent sans doute exaucés, car, le i5 décembre 1 G56, les religieux concédèrent 3 perches de terre pour bâtir un petit logis au chapelain de Septeuil3.
Les Bénédictins donnaient 100 livres chaque année au vicaire, et, en agissant de la sorte, ils croyaient lui faire une gratification. Celui-ci vint demander de lui constituer une portion congrue de 200 livres. Ils lui répondirent qu’ils ne se croyaient pas tenus de lui établir une telle rente. Néanmoins si ses revendications étaient bien fondées, ils promirent de lui accorder ce qu’il désirait. Nous ignorons quel fut le résultat des négociations, mais la déclaration de 1790 nous montre les religieux de Saint-Germain-des-Prés payant annuellement 3oo livres au vicaire de Septeuil (5 mars 1769)5.
Louis-Charles de Bourbon, comte d’Eu, laissa, par testament olo-