Id
5. Arch. nat. L. 776. Saint-Vandrille au XVII’ siècle, t. III.
б. Cartulaire de Saint-Vandrille.
sur la ville et le territoire de Chaufour et recevrait l’appel des hommes dépendant des Bénédictins. Le prieur de Chaufour pouvait exercer le droit de basse justice. Un conflit s’était élevé entre les contractants au sujet d’abeilles vagabondes. Le seigneur du lieu les réclamait. Finalement elles furent adjugées au prieur des Bénédictins, qui les avait recueillies (12G9, vendredi, fête de sainte Cécile)1.
Les religieux du monastère de Saint-Vandrille avaient aussi quelques propriétés à Yernon (Eure). Ils y reçurent en don une masure près le cimetière de Saint-Jacques, en iiG5, et 5 sols de rente sur une maison près la porte de Bisy, en octobre 12142.
Le 25 juillet 1279, Jean de Pormoz confessa avoir reçu en fief de l’abbé et des religieux de Saint-Vandrille un terrain à Vernon, à raison de 100 sols par an, qu’il devait payer en deux termes à Noël et Pâques. Il s’engagea à bâtir une maison en cette place et à herberger à ses frais les Bénédictins de Saint-Vandrille toutes les fois qu’ils voudraient y séjourner..
Le prieuré de Chaufour percevait :
i° Go sols de rente seigneuriale sur un fief, dit de Saint-Augustin et de l’Assemblée, rente portant sur 25 arpents de terres et bois situés au territoire de Gefosse (?).
20 18 sols parisis sur une maison, où pendait pour enseigne le Ileaulme, en la ville de Vernon-sur-Seine, au bout de la halle aux blés.
3° i5 sols sur une autre maison appartenant à Louis Vaudichon, en la ville de Vernon.
4° 9 sols sur une autre maison sise au même lieu appartenant à Jacques Boudin. Armand Ilangot, l’aîné, demeurant à Géfosse, possédait la plupart de ces rentes seigneuriales, qui avaient été aliénées. Pour éviter toute contestation future et prévenir les frais d’un procès, il renonça à tous ses droits pour la somme de 80 livres, que lui paya Jean 4 ivian, religieux de Saint-Germain et titulaire du prieuré de Chaufour (17 juin i65o).
Le 25 mai 1 65 1 , il transigea avec Charles Angot pour d’autres parties du fief de Saint-Augustin, moyennant 1 5 livres. *
1. Cartulaire de Saint-Vandrille, t. III, p. 1 633. a. Arch. nat. S. 3917.
Les revenus du prieuré de Chaufour s’élevaient à 3oo livres en
Dom Robert Audouart, religieux profès de Saint-Germain-des-Prés, fut pourvu du prieuré de Chaufour, en 1G01. Trois ans plus tard, il demanda à être admis parmi les membres de la communauté de Saint- Vandrille. Le prieur de ce dernier monastère refusa d’accéder à sa requête, alléguant qu’il n’avait pas de ressources suffisantes pour l’entretien de ce nouveau venu 1 2.
Dom Pierre Cordier de l’abbaye de Fécamp succéda à Dom Audouart, en 1689. 11 choisit Dom Sauvaige, procureur ds Saint-Germain-des- Prés, pour administrer les biens de son prieuré3.
Le ier janvier 1704, Dom André Ollivier, prêtre, religieux, cellérier et procureur de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, les donna à bail, au nom de Dom Cordier, pour le prix annuel de G5o livres4.
Le 9 avril 1729, Frère Théodore de Modène, clerc torturé résidant à Saint-Pierre de Corbie, délégua pour gérer les dépendances du prieuré de Chaufour, dont il était devenu titulaire, Dom François Sauvaige, prêtre de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, que lui-même avait jadis habitée.
Ce dernier se fit un devoir de prendre possession de ce bénéfice, en sa qualité de procureur. Il se présenta à Chaufour, accomplit les cérémonies ordinaires, s’assit sur son siège prioral et sonna la cloche5 6.
Le 14 juillet 1770, nous trouvons Dom Gabriel-Martial Baveyt ou Bavay 8, religieux profès de Saint-Germain-des-Prés, pourvu du prieuré de Chaufour. Le sieur Delbrouck, prêtre, curé de la paroisse, semble avoir été chargé de veiller aux intérêts matériels du nouveau prieur7. Déjà, le 12 janvier 1760, il avait pris à bail les dîmes relevant de ce bénéfice pour le prix annuel de 35o livres, avec un pot de vin de i5o livres. Il s’engageait, en outre, à faire des réparations convenables