‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 65 sur 261 · IJ. L · texte numérisé non relu

IJ. L

L’abbé de Saint-Germain devait au procureur fiscal de Paray 2 5 livres.

Le fermier devait au curé de Paray 2 muids de froment : 100 livres'.

Les biens que les religieux de Saint-Germain-des-Prés avaient à Paray furent vendus comme nationaux, le 29 mars 1791.

La ferme, avec tous les bâtiments en dépendant, avec 322 arpents de terres labourables au territoire de Paray, 3 arpents de terre à Mons1 2 et 24 livres de rente foncière dues par le sieur Maugère, fut adjugée moyennant 349.200 livres à Thomas-Simon Bérard, administrateur de de la compagnie des Indes, demeurant à Paris, rue Grammont3.

Seigneurie temporelle

Vers 11 54, Etienne de Macy intenta un procès aux religieux de Saint-Germain, à propos de certains droits qu’il prétendait avoir à Paray. Ce seigneur se rendit à l’audience, accompagné de deux témoins qui devaient attester le bien fondé de ses réclamations. Le sieur Ingilbert d’Antoni s’éleva avec force contre Etienne de Macy et l’injustice qu’il commettait. Il proposa de trancher cette affaire en recourant au duel. Etienne, n’osant pas accepter le défi, montra qu’il n’avait pas confiance dans la bonté de sa cause. Les juges le firent saisir et l’envoyèrent prisonnier au Châtelet. Ainsi prit fin un litige que rien ne justifiait4.

C’est peut-être à cette époque que remonte le règlement de laviguerie de Paray. Les viguiers n’avaient aucun droit dans le village ; ils ne pouvaient s’y faire héberger. En dehors et dans les environs, ils devaient payer à prix d’argent l’hospitalité qu’ils recevaient et la nourriture qu’ils demandaient. S’ils ne satisfaisaient dans l’espace de huit jours, ils n’avaient plus de crédit auprès de personne. 11 leur était défendu de commettre larcin ou rapine. L’abbé de Saint-Germaindes-Prés avait toute liberté de fixer, de déterminer les limites dans

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