Mons, commune d’Athis-Mons (Seine-et-Oise
3. Registre de la vente des biens nationaux, district de Versailles, n° 03 (Versailles) Archives départementales.
4. Bouillart, Histoire de Saint-Germain-des-Prés, pièces justif. LU.
l’étendue de sa terre ; il n’était obligé d’appeler les viguiers que lorsqu'il s’agissait de voies droites. Les habitants de Paray payaient leur droit de sauvement à la saint Barthélemy. Ce jour-là, le serviteur du viguier venait le percevoir et employait la mine de l’endroit. Si un habitant de la campagne refusait de payer, le viguier en appelait au maire de Saint-Germain, qui lui faisait rendre justice au plus tôt sur ce que le débiteur possédait en terres et vignes*.
Les religieux de Saint-Germain-des-Prés étaient soucieux d’étendre leur juridiction. Ils profitaient de toutes les circonstances qui leur permettaient de le faire. En 1202, Robert, seigneur de Dreux et de Bril, et Yolande, son épouse, leur vendirent, pour la somme de 120 livres parisis, la voirie de Paray et tous les droits qu’ils avaient sur la terre de Rungy2-3.
L’année 1260, une ère nouvelle commença pour les habitants de Paray. Sur leurs instantes prières, l’abbé de Saint-Germain consentit à les affranchir. Moyennant la somme de 80 livres, il leur fit remise de la taille à plaisir, qu’il levait chaque année et qui était connue sous le nom d’audiences. Toutefois, il se réserva de l’exiger lorsque le roi imposerait des subsides. Il conserva aussi ses droits de seigneur et de haut justicier, avec plusieurs servitudes qui furent spécifiées et que nous allons énumérer :
i°Les habitants qui avaient une mesure contenant un arpent devaient payer 6 deniers de cens, à la saint Remi, 3 sols de tensement, à la saint Bartliélemi, et, le lendemain de Noël, un setier d’avoine, deux chapons, trois oboles, et un pain dit pain de saint Etienne. 11 y avait exception pour un sieur nommé Jean Lelong : il était tenu annuellememt à 10 deniers de cens pour toute contribution.
20 Lorsque les religieux le demandaient, ils étaient obligés de conduire de Paray à l’abbaye Saint-Germain un muid de blé soit avec des voitures, soit avec des bêtes de somme. Tout homme qui conduisait une charrette recevait, dans la grange de Paray, une gerbe de vesce, et, au monastère de Saint-Germain, un pain blanc et un pain noir avec un quartier de vin. Celui qui conduisait une bête de somme recevait du vin et un pain blanc.