Arch. nat. S
sente comme petite et proportionnée au nombre des habitants. Suivant le même auteur, l’architecture gothique du chœur semblait indiquer qu’il avait été construit au XIIIe siècle. Dès cette époque, l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés avait le droit de présentation à cette cure. S’il faut en croire les chroniques des temps anciens, les pasteurs de cette localité ne vécurent pas toujours en bonne intelligence avec les habitants. L’un d’eux, paraît-il, exigeait des redevances extraordinaires : il demandait à chaque paroissien deux setiers de froment, deux setiers d’orge et deux setiers de fèves par an. Yve, abbé de Saint-Denis, fut délégué par le pape Alexandre III pour examiner cette affaire. Il débouta le curé de ses prétentions exorbitantes et mit fin à cette querelle. Ceci se passait au XIIe siècle1.
En 1228, Guillaume de Paray, chevalier, donna au curé de l’endroit 7 arpents de terre, qu’il tenait à champart de l’abbaye de Saint- Germain. Il y mettait pour condition que celui-ci aurait pendant le carême un chapelain, chargé de célébrer tous les jours la 'messe à l’heure de prime2.
La cure de Paray possédait quelques rentes ; car nous voyons, le 23 novembre 1687, le titulaire affermer 36 arpents de terres labourables, qui lui appartenaient, pour le prix annuel de 26 setiers de blé 3 4.
On prélevait sur les revenus de Paray :
i°Pour l’anniversaire de Simon, abbé de Saint-Germain-des-Prés, fixé au 3i mai ou II des calendes de juin, 20 setiers de froment, 3 sols et 5 deniers de cens.
20 Pour l’anniversaire de Thomas de Mauléon, abbé du même monastère, fixé au (\ octobre ou au IY des nones d’octobre, un muid de froment et deux sols parisis, payables à la saint Martin d’hiver*. »