MASSY
Massy, qui semble être désigné dans la charte de 1027 sous le nom de villa Mutuels et qui par conséquent faisait partie à cette époque du domaine des religieux de Saint-Germain, avait été dans la suite, soit par suite d’usurpations, soit par le fait d’aliénation, érigé en fief. Nous avons rapporté dans notre étude sur Antony les démêlés longs et violents qui existèrent entre les moines et les seigneurs de Massy et l’accord qui vint y mettre un terme.
Néanmoins Massy relevait toujours jusqu’au XIVe siècle de la seigneurie de l’abbaye de Saint-Germain. En 1248, les habitants de Massy et de son écart d'Eau morte (aquæ mortuæ) (Igny) étaient compris dans l’affranchissement octroyé par l’abbé Thomas de Mauléon à ceux d’ Antony et de Verrières. En i358, nous trouvons un aveu rendu à l’abbé de Saint-Germain-des-Prés par Jean, sire de Macy, pour toutes les possessions de Macy1.
Nous lisons dans le dénombrement de 1 384 :
i° Messire Pierre de Villi tient (de l’abbé) un fief à Macy et environs, cens, rentes, avaines, hostises, qui puet valoir environ xxiiij livres. (L. 750, n° 29, et Saint-Germain au XIVe siècle, p. 36.)
Dans la suite, nous retrouvons cette localité relevant pour le spirituel et pour le temporel de la seigneurie des évêques de Paris. Pourtant une partie de ce territoire faisait partie de la censive de l’abbaye et notamment le clos de Massy, où la plupart des habitants avaient leurs vignes, ce qui amena de nombreuses difficultés pour le paiement des droits de pressurage. En 1782, le religieux transigèrent avec les habitants de Massy et remplacèrent pour leurs vignes du Clos le droit de pressurage par une redevance annuelle de i5 sols par arpent2.