Dom Poirier. Bib. nat. ms. fr. 20848, p
don que firent à l’église d’Epinay les religieux de Saint-Germain d’une relique de saint Leu, qu’ils avaient reçue du monastère de Sainte- Colombe de Sens et qui devint l’objet d’une très grande dévotion dans toute la contrée.
L’église, dont le Polyptyque nous mentionne avec complaisance la construction et l’ornementation, disparut dans l’époque troublée du haut Moyen Age ou du moins fut remplacée au XIIIe siècle par une nouvelle construction, établie sur le même emplacement que la première et comprenant un chœur, une nef, un bas-côté, un porche et le clocher. Vers le milieu du X\Te siècle, on ouvrit sur le côté de l’église, à gauche du sanctuaire, une chapelle dediée à saint Roch et à saint Sébastien, et remarquable par son architecture et par une verrière du XVIe siècle. Dans la seconde partie du XVIIIe siècle, on reconstruisit cette église, qui menaçait ruines et qui fut bénite le 2 août 1778. Des restaurations récentes sont venues modifier ce que l’œuvre des architectes du XVIIIe siècle avait de peu artistique et ressusciter les souvenirs des constructions précédentes.
En terminant, disons un mot des fiefs dépendant d’Epinay et du Breuil :
i° Savigny. Nous trouvons dans Lebœuf1 la mention d’une donation de 3 arpents de vigne qui aurait été faite vers le Xe siècle par un certain Bertrand au monastère de Saint-Germain ; voici en effet les bouts-rimés qui furent inscrits sur le nécrologe de ce dernier, à la date du 8e jour des calendes de juin :
Bertranni commémora tio Ob vineas quas almo Porrexit Germano In villa Saviniaco Arpentorum trium Cum censo Solidorum trium.
Cette donation fut l’origine d’un petit fief qui s’étendait sur les territoires voisins de Savigny et de Juvi^y.
20 A Viry, deux petits fiefs relevaient de la seigneurie du Breuil : celui de la Masserie et celui d ’Ardouville*.