‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 81 sur 261 · Archives de Seine-et-Oise, sér. H · texte numérisé non relu

Archives de Seine-et-Oise, sér. H

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BALLAINVILLIERS

C’est une bourgade du canton de Longjumeau, arrondissement de Corbeil (Seine-et-Oise). Ce nom s’est écrit de diverses manières aux XIIe et XIIIe siècles. On trouve dans les documents de cette époque : Berlenviller , Bellenviller, Bulanuiler, Ballenviler, Balleinviller. L’abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédait quelques biens dans cette localité. Nous voyons, en effet, en 1207, Millon, fds de Thibaud Cocherel, chevalier, lui donner en aumône la cinquième partie de 12 sols, 3 deniers de cens, trois liostises avec leur justice et un droit de champart sur deux arpents de terre. Il lui vend le reste pour le prix de 4o livres parisis1. Une charte d’Eude, évêque de Paris, confirme cette convention et ce bienfait2.

Au mois de janvier 1224, Guillaume de Vaugrigneuse, chevalier, son épouse et Pierre, son fils aîné, cédèrent aux Bénédictins de Saint- Germain 25 sols de rente, qu’ils percevaient sur les cens à Sceaux. Ils reçurent en échange ce que Guy, religieux et cuisinier du monastère, avait acheté de Pierre Boguenel etd’Ysabelle, sa femme, au Plessis Saint- Pierre, écart de Ballainvilliers. Le document qui mentionne cet accord se trouve aux archives nationales (L. 806). Sur l’enveloppe qui le renferme nous avons remarqué un point d’interrogation. Par ce signe on a voulu, sans doute, indiquer une indécision topographique. Nous pouvons faire erreur, mais néanmoins nous ne craignons pas d’affirmer que le lieu désigné plus haut doit mettre fin à toute incertitude. En examinant la contrée, nous voyons que Saint-Germain-des-Prés y avait de nombreuses possessions et que le Plessis-Saint-Pierre, cité dans un accord avec ce monastère, ne saurait être autre que le village de la commune de Ballainvilliers portant ce nom.

Depuis le XIIIe jusqu’au XVIIe siècle, un silence complet règne sur l’administration des biens de Saint-Germain-des-Prés à Ballainvilliers.

x . Arch. nat. L. 765.

a. Id. L. 765, 37 bis ; LL. 1025, p. i83.

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Enfin nous apprenons que, le 20 mai 1689, Jean Guibourg et sa femme se dessaisirent en faveur de la mense abbatiale d’une maison et d’un clos contenant 2 arpents situés à Ballainvilliers, relevant de la seigneurie de la grange du Breuil. Ces immeubles leur avaient été cédés par Pierre Rigault et son épouse, moyennant 80 livres1.

Le 20 juin 1720, Jules de la Planche de Mortières et Marie de Solage, sa femme, acquirent de Jean-Baptiste Aubry et Catherine Potel, son épouse, et autres, une maison, un jardin et clos contenant 2 arpents ou environ, situés à Ballainvilliers, moyennant 35oo livres, payées aux vendeurs, et une rente de 65 livres aux religieux de Saint-Germain2.

La déclaration de 1790 ne parle point des revenus que l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés avait à Ballainvilliers. Peut-être sont-ils compris dans ceux qu’elle attribue à Epinay-sur-Orge.

i.Arch. nat. S. 3918.

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