‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 3)Chapitre 82 sur 261 · Id., S · texte numérisé non relu

Id., S

AYRAINYILLE '

Ce village est situé à huit ou neuf lieues de Paris, dans la plaine qu’on trouve au delà de Châtres ou Arpajon. Son nom s’écrit de diverses manières en latin. Les documents anciens appellent cette localité : Evrini villa, Aurenvilla, Evranvilla. On rencontre aussi quelques divergences dans la graphie française de ce mot, qu’on a indifféremment orthographié ainsi qu’il suit : Evranville, Avreinville, Avrinville, et Avrainville. Cette dernière façon de l’écrire semble avoir prévalu. Les religieux de Saint-Germain-des-Prés ont-ils possédé cette terre avant le XIe siècle ? Le Polyptyque d’Irminon, qui la mentionne, nous porte à le croire. Il ne dit pas quelle était alors son importance*.

Les Bénédictins n’avaient aucun droit sur l’église, car nous voyons que Geoffroy, évêque de Paris, leur en concéda le patronage en 10701 * 3.

Les habitants d’ Avrainville avaient beaucoup à souffrir de la part des officiers royaux, qui exigeaient avec trop de rigueur certaines redevances. Ils ne trouvaient de remède à leurs maux qu’en allant demander asile à un hameau plus hospitalier. Ces désertions émurent Pierre de Loiselèves, ancien chancelier de France, qui venait d’être élevé sur le siège abbatial de Saint-Germain-des-Prés. Il s’adressa au roi Philippe Ier, qui se hâta de refréner la rapacité vexatoire de ses gens, en renonçant à ses droits sur Avrainville. Quels étaient-ils ? Nous ne le savons trop. Nous ne pensons pas que l’expression vicaria, consignée dans la charte royale, désigne le droit de voirie. Comment pourrait-on expliquer autrement l’abandon que Geoffroy Poouz en fit aux religieux de Saint-Germain, en l’an 1202, moyennant 80 livres parisis ? Les Bénédictins l’auraient-ils obtenu du monarque pour l’aliéner ensuite ? Aucun titre ne nous manifeste l’existence d’un tel contrat (1073) *.

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