‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 16 sur 121 · I. — NOTRE-DAME DE PANTÉMONT 1 (RUE DE GRENELLE · texte numérisé non relu

I. — NOTRE-DAME DE PANTÉMONT 1 (RUE DE GRENELLE

Philippe de Brest, évêque de Beauvais, avait fondé, en 1217, un couvent de Bénédictines dans le voisinage de sa ville épiscopale. Cette communauté, bâtie sur le penchant d’une colline, prit bientôt le nom de Pantémont et ne tarda pas à embrasser la réforme de Cîteaux. Trop souvent inquiétées par les débordements de la rivière d’Avalon, les Cisterciennes de Pantémont quittèrent leur première demeure et furent autorisées à s’établir à Paris. Au mois d’août 1672, elles achetèrent la maison que les religieuses du Verbe Incarné avaient abandonnée. Le 15 février 1790, l’abbaye royale de Pantémont se composait de 17 religieuses de chœur et 9 converses. Les revenus se montaient à 52821 livres 1 sou, et les charges à 29459 livres 6 sols 8 deniers. Devenu propriété nationale, le couvent fut vendu en partie, le 18 juin 1803. Après avoir servi à divers usages profanes, l’église, qui avait été construite en 1755, fut affectée au culte protestant.

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