‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 40 sur 121 · XXXI. — BÉNÉDICTINES DE BON-SECOURS, RUE DE CHARONK E · texte numérisé non relu

XXXI. — BÉNÉDICTINES DE BON-SECOURS, RUE DE CHARONK E

En 1680, de visiter

l’archevêque de Paris chargea le prieur de Saint-Germain le monastère des Bénédictines de Bon-Secours, rue de

1 nom Beaunier, I, 120. Arch. nat. L, 772. Ibid., 1, 127. Arch. nat. L. 770.

Charonne, au faubourg Saint-Antoine. Elles étaient vingt-cinq religieuses. Elles pouvaient recevoir des tilles pensionnaires [tour les élever dans la crainte de Dieu. Celles-ci demeuraient dans un quartier séparé du couvent. La maîtresse du pensionnat devait inculquer à ces jeunes âmes l’amour du Seigneur. Si elles ne voulaient pas être religieuses, on les rendait à leurs parents à l’âge de seize ans. Les moniales menaient une vie austère. Le jeudi, elles faisaient une procession en l’honneur de la Passion de Notre Seigneur. Rentrées au chœur, les religieuses adoraient successivement la croix. Elles communiaient deux Ibis la semaine, le dimanche et le jeudi. Elles pratiquaient l’abstinence les lundi, mercredi, vendredi et samedi.

Nous lisons qu’une Bénédictine protesta avec énergie contre des réformes trop rigoureuses, que voulait introduire la supérieure. Elle avait augmenté les jours de jeûne, d’abstinence; on ne pouvait plus voir sa famille en particulier, sans compagne, même à travers la grille fermée. Le prieur de Saint-Germain réussit sans doute à pacifier cette âme troublée.

Les Bénédictines de Bon-Secours 1 avaient un hospice au faubourg Saint-Germain. L’abbesse demanda, en 1602, la permission d’avoir la messe et le Saint-Sacrement dans la chapelle et d’y célébrer l’olïice divin, autant que le nombre des religieuses le comporterait. Cette requête était adressée en considération de Son Altesse Royale Madame la Duchesse douairière, insigne bienfaitrice, habitant dans le voisinage, que ses infirmités empêchaient de fréquenter les églises et autres lieux de dévotion. Le prieur de Saint-Germain, Dom Philibert, fit droit à cette supplique. L’hospice de Charonne fut supprimé en 1081.

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