XXXV. — COMMUNAUTÉ DU BON -PASTEUR
Madame de Combé, hollandaise de nation et protestante convertie, lavait d’abord établie, rue du Pot-de-Fer. Soutenue par les seuls secours de la Providence, cette pieuse personne recevait les filles libertines, touchées de repentir et désireuses de se donner entièrement a Dieu. Elle préférait celles qui, faute de pension, ne pouvaient espérer entrer dans les maisons du Refuge ou de la Madeleine. Le nombre
1 Arch. nat. L. 770.
2 Sauvai., I, 6G4. Félibien, 1521-22. Cocheris, III, 261.
des pénitentes dépassa bientôt le chiffre de 80. Touché du zèle de la fondatrice, Louis XIV lui accorda, en 1088, la maison d’un calviniste, située rue du Chasse-Midi. L’œuvre y fut transférée. L’établissement fut augmenté par des acquisitions et donations successives. Au mois de juin 1698, époque où il fut confirmé par lettres patentes, il renfermait déjà 200 filles repenties. L’archevêque de Paris donna à cet institut des règles et des constitutions.
Le 27 février 1790, les revenus de la communauté s’élevaient à 24.983 livres 7 sous 10 deniers et les charges étaient de 10.165 livres 17 sous. Les bâtiments ont été démolis, et sur leur emplacement, on a construit une prison, qui porte aujourd’hui le numéro 38 de la rue du Cherche-Midi.