‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 6 sur 121 · V. — NOVICIAT DES JÉSUITES · texte numérisé non relu

V. — NOVICIAT DES JÉSUITES

En 1612, les Jésuites établirent leur noviciat dans l’hùtel deMézières, que leur avait donné madame de Sainte-Beuve. Cet immeuble était situé entre les rues de Mézières, Cassette, Honoré-Chevalier et Bonaparte. Par amour de la paix et par esprit de conciliation, ils acceptèrent les clauses que leur imposèrent le prieur de Saint-Germain et le curé de Saint-Sulpice. Aux fêtes solennelles de Notre-Dame, des patrons de l’abbaye et de la paroisse, et tous les dimanches de l’année, il leur était interdit d’avoir prédication ou catéchisme, depuis 8 h. 1/2 jusqu’à 11 h. 1/2 du matin, et le soir, depuis 1 h. jusqu’à 3 h. 1/2. Du dimanche des Rameaux au dimanche de Quasimodo, les Jésuites ne pouvaient entendre en confession les paroissiens de Saint-Sulpice ni leur donner la communion, sans une permission spéciale du curé. Cette défense ne s’étendait pas aux étrangers.

Le 19 janvier 1628, le prieur de Saint-Germain-des-Prés permit au supérieur du noviciat des Jésuites de faire continuer par quelque révérendissime évêque un jeune canadien récemment baptisé. Quelques mois après (13 octobre 1628), le général des Jésuites accorda à un membre de la Société de recevoir les ordres sacrés sans observer les interstices. Cette permission fut présentée au prieur de Saint-Germain, qui la ratifia.

Pour récompenser les jésuites qui travaillaient à former de bons officiers et de fidèles sujets, le roi Louis XIV (août 1654) exempta leur noviciat de payer les aides, les tailles et les impositions concernant les personnes qui l’habitaient. Il leur accordait la franchise pour leurs provisions de bouche et leur permettait de faire entrer à Paris jusqu’à 100 muids de vin, sans subir aucune taxe.

Les bâtiments du noviciat des Jésuites furent vendus, comme propriétés nationales, le 21 fructidor an V.

1 Cocheuis, III, 160. Arch. Nat. L. 766.

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