IV. — CARMKS DÉCHAUSSES (1611) L
Le couvent des Garnies de la rue de Vaugirard fut fondé par deux religieux, les Pères Denis etdeVaillac, que le pape PaulVavait recommandés au roi Henri IV et qui arrivèrent dans la capitale quelques jours après l’assassinat du roi par Ravaillac. Louis XIII leur accorda des lettres patentes en 1611, et, le 22 mai de la même année, ils purent s’établir dans une maison que leur avait donnée François Vivien, maître d’hôtel du roi. Après avoir demandé à l’abbé de Saint-Germain l’autorisation de célébrer provisoirement l’oflice divin dans un lieu convenable, au choix de l’ordinaire, ils improvisèrent un oratoire dans une salle, qui avait servi de prêche aux protestants. On ne tarda pas a construire la chapelle. Comme elle était trop peu spacieuse, on la rebâtit, ainsi que le couvent. Elle fut terminée en 1620. Aux bâtiments at tenaient 40 arpents de terre. Les Pères Siméon de Saint-Benoît et Jean Félix écrivirent au prieur de Saint-Germain que le supérieur général leur avait donné une obédience pour Langres, où ils étaient
1 Cocher is, ouv. cité , III, 161. Arch. Nat. L. 766.
très désirés. Le provincial, trop connu par ses intrigues, les empêchait de partir. Us lui dénonçaient ce fait, pour le prier sans doute d’intervenir. C’est à peu près tout ce qu’on découvre sur les relations des Carmes avec l’abbaye de Saint-Germain.
Au moment de la révolution, les Carmes étaient au nombre de G4 religieux.