‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 71 sur 121 · VI. — HOSPICE DES CORDELIERS · texte numérisé non relu

VI. — HOSPICE DES CORDELIERS

Un asile avait été ouvert à la Ville-l’Évesque pour recueillir les pèlerins de passage à Paris, soit avant leur voyage, soit à leur retour de la Palestine. Comme cet endroit était sujet aux inondations, Michel Mauduit de Picauville, religieux de Saint-François, comrnis-

1 Cochekis, Ht, 202. Tisserand, 417.

2 Iisid., 1 41. Ibid. ,424. Arch. nat . L. 7(iG.

saire général pour la Terre Sainte en France, résolut de l’abandonner et de construire un hospice définitif dans la plaine de Grenelle, peutêtre sur l’emplacement du palais archiépiscopal actuel et de ses dépendances. Il en demanda la permission à l’abbé de Saint-Germain, qui la lui accorda, le 25 avril 1660, en formulant toutefois certaines réserves. Les Franciscains devaient se soumettre à sa juridiction, payer les droits de lots et ventes, assister aux processions, selon le rang qui leur serait assigné, et s’abstenir de faire des quêtes dans l’étendue du faubourg. Cet établissement, dont la première pierre fut bénite le 15 mai 1660, n’eut qu’une très courte durée. Il fut acheté par les Carmes des Billettes, qui le transformèrent en maison particulière pour y loger des séculiers.

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