‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 4)Chapitre 70 sur 121 · V. — HOPITAL DES CONVALESCENTS (1652) L · texte numérisé non relu

V. — HOPITAL DES CONVALESCENTS (1652) L

Comme les malades étaient souvent renvoyés des hôpitaux, avant qu’ils ne fussent complètement rétablis, des personnes charitables voulurent venir à leur secours. Pour les recueillir Madame Angélique Faure, veuve de Claude Bullion, Monseigneur Pierre Camut, ancien évêque de Belley, et André Gervaise, chanoine de Reims, achetèrent une maison, rue du Bac, le 30 mars 1652. Les aumônes reçues permirent de fonder huit lits pour des convalescents. Le 20 juillet 1652, l’abbé de Saint-Germain accorda les autorisations nécessaires; mais il se réserva le droit d’approuver les deux prêtres chargés de la direction spirituelle, comme aumôniers. Il déclara que l’official de l’abbaye serait chargé d’enregistrer les donations qu’on ferait à l’établissement. De plus, cette œuvre devait payer, chaque année, au curé de Saint-Sulpice une redevance de vingt sols tournois. Le 15 août, eurent lieu la bénédiction et la prise de possession du nouvel hospice, qui fut appelé la Charité de Notre-Dame des convalescents. Dom Placide Roussel, prieur de Saint-Germain, présida et célébra la sainte Messe. Le soin des pensionnaires fut confié à deux frères de la Charité. Cet hôpital devint assez prospère. Le 21 mars 1703, nous le voyons payer une somme de 1 800 livres à la mense abbatiale de Saint-Germain, comme indemnité pour l’acquisition d’une maison, sise rue de Varenne. Au moment de la révolution, il était occupé par vingt-quatre malades, six religieux, deux aumôniers, un jardinier, un cuisinier, et trois domestiques. Ses revenus se montaient à 34 310 livres 10 sous et ses charges à 1632 livres 6 sous 8 deniers. Notons en passant que les prêtres, les soldats et les laquais ne pouvaient être soignés dans cette maison.

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