Arch. nat. LL. 11 53, p
4. BoNMN, Possessions de Saint-Germain en Seine-el-Oise, p. 270.
es arts, licencié en décret, curé Je Chétainville (ou Cheptainville), avaient un procès touchant les dîmes de Guibeville. Ils s'entendirent enfin et passèrent une transation qui leur permettait de les partager toutes, grosses et menues (7 juillet i38i)^
Le curé d'Avrainville se croyait sans doute fondé à formuler des plaintes et à prendre des mesures pour parfaire ses moyens de subsistance. Une sentence en cour d'église lui défendit de lever aucune dime ni cens pour compléter son gros (12 mai 1007)-.
Le i^ septembre 1646, une sentence du Parlement maintint les Bénédictins comme curés primitifs d'Avrainville et leur attribua la jouissance des grosses, menues et vertes dîmes, mais elle leur enjoignait de faire l'aumône aux pauvres jusqu'à concurrence des constitutions canoniques, de faire réparer l'église pour qu'elle fût décente, de fournir au curé pour son gros 3 muids de grain et de vin.
Guillaume Roussel, vicaire perpétuel, jouissait d'une pièce de terre appartenant à la cure. 11 était accusé d'avoir empiété sur les droits des religieux de Saint-Germain en étendant les limites de cet immeuble. Celui-ci, au contraire, soutenait qu'il était victime d'un larcin et qu'on lui avait ravi un quartier de terrain. Pour mettre un terme à ce litige, les Bénédictins consentirent à transiger. Ils s'engagèrent à payer au curé une rente perpétuelle de 6 livres, s'il leur abandonnait l'arpent de terre, objet de la contestation. Cet accord trouva bon accueil (3o octobre 1607) \
Le sieur Roger, vicaire perpétuel d'Avrainville, se plaignait qu'on mélangeait toutes sortes de grains avec les deux muids de blé mesteil qu'on devait lui donner. Il obtint des religieux qu'ils lui fourniraient ce blé mesteil sans mélange ((> juin iG64)*. Le même affu-mait que des terres en friches sur la butte de Montevrain avaient été nouvellement labourées. Il en réclamait les dîmes novales, suivant l'arrêt de iG5G^. On lui démontra que ces terres avaient été jadis cultivées : on y voyait encore des sillons et on trouvait des racines de vignes. II fut donc débouté de ses prétentions (3 janvier 1670)°.