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A Avrainville comme dans plusieurs localités, la question des droits honorifiques devint une source de graves difficultés et de regrettables incidents. En i85G, Antoine Grégoire, premier marguillier, déclare que maître Guillaume Roussel, vicaire perpétuel, s'est emparé des ornements, calices, linges et même des livres de l'église pour empêcher le maître d'école d'apprendre aux enfants de la paroisse à chanter. Quelle était la cause de ce conflit? Le curé voulait-il se venger des religieux et entraver l'exercice des droits qu'ils avaient comme seigneurs patrons? Tout porte à le croire. En elTet, le 23 août de la même année, le prévôt commanda au sieur Guillaume Roussel de restituer les objets qu'il avait pris. Un mois plus tard, le i3 octobre i656, une sentence du Parlement confirma les Bénédictins, comme curés primitifs, en la possession de leurs droits de préséance. Elle leur reconnaissait le privilège d'avoir un banc dans le chœur pour eux et leurs officiers, et de célébrer l'office divin, aux quatre principales fêtes de l'année. Le vicaire perpétuel était obligé de les assister pendant toute la cérémonie ^
Un procès-verbal, daté du i"'" juin i664, nous fournit des détails à ce sujet. Le R. P. Serge Bourgoin et Dom François Thomas, religieux de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, se présentèrent à Avrainville, la veille du jour de la Pentecôte, vers l'heure de midy. Sur les deux heures, ils firent sonner les vespres et tinter en la manière accoutumée. Etant entrés en la dite église, ils trouvèrent le sieur Pierre Roger, leur vicaire perpétuel, qui les accompagna à la sacristie. 11 présenta au R. P. Bourgoin, désigné pour officier en la présente solennité, des ornements convenables, savoir : un amict, une aube, une étole et une chappe. Lui-même, revêtu d'une chappe, conduisit au grand autel, puis devant le pupitre, au lieu curial, le célébrant, qui entonna lesi vespres. Les assistants les continuèrent. Là se trouvait Pierre Bedeau, directeur des petites écoles et chantre ordinaire, avec plusieurs de ses écoliers. Pendant l'office, le sieur François Roger annonça les antiennes et présenta l'encensoir pour l'encensement pendant le Magnificat. Le lendemain, le R. P. Bourgoin fit sonner les matines à cinq heures du matin. Nous voyons qu'il donna la bénédiction au vicaire perpétuel, qui chanta l'homélie et la première leçon. A neuf heures, les cloches appelèrent les fidèles à la grand'messe paroissiale. Le même religieux