‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 116 sur 268 · Id. LL. io44, p · texte numérisé non relu

Id. LL. io44, p

voulant bâtir une sacristie pour la commodité et décence de leur église, demandèrent à prendre 8 ou 9 pieds carrés de terrain sur la cour de la maison seigneuriale'.

On accorda au sieur Buchère d'avoir dans le chœur un banc clos long de 7 pieds sur 3 et demi de large, avec ses armes en bois, et, à côté sur la muraille, une épitaphe. Ses descendants devaient donner par écrit une reconnaissance de cette concession (3o mai iGGi)^.

Pierre Cartier, bourgeois de Paris, qui habitait Avrainville, demanda à avoir dans l'église un banc fermé, long de 7 pieds sur 4 pieds de large, vis-à-vis de la grande vitre qui est sous les cloches. Ce banc ne pouvait être attaché. Il s'engagea à payer une rente de 4 livres par an rachetable pour la somme de 60 livres. Ces conditions furent acceptées (16 mai 1666)^.

Mathurin Degast, contrôleur des barrages et pavés des ville, prévôté, vicomte de Paris, secrétaire du sieur de Genoux, seigneur de Guiberville, demanda à placer un banc fermé dans la nef, du côté droit, auprès du chœur. Il devait faire le pendant d'un autre banc situé à gauche et servir d'ornement. Il s'engagea à témoigner sa reconnaissance à la fabrique de l'église (1680)'.

Prieurs

12 16. Raynaud.

i3i4- Guillaume de Saint- Yeran.

14O6. Jean Closier (prévôt).

1490. Jean Drouet (id.).

Curés

16 13. Certain.

1641. Guillaume Roussel.

i633. François Salut.

1662. Andrieu.

1664. Roger François.

I. Bib. nat. ms.fr. Ghap. conv. FF. 16867, P- ^^5. a. Id. i6855, p. 161 ; Arch. nat. LL. loA/i, p. 05. 3. Arch. nat. LL. lolt/t, p. 6g.

h. Id. LL. lotit,, p. 85.

AILLENEUVE-SAINT-GEORGES '

La bourgade ainsi désignée, distante de quatre lieues de Paris, se trouve assise sur la rive droite de la Seine, à l'endroit où la rivière de Yerres se perd dans ce fleuve. Elle compte parmi les communes du canton de Boissv-Saint-Léger, arrondissement de Corbeil, et appartient actuellement au diocèse de Aersailles, après avoir été détachée de celui de Paris. S'il faut en croire l'abbé Martin ', elle est très ancienne et doit son existence à une colonie de Celtes. Le nom qu'elle porte n'est point son nom primitif. Autrefois, on l'appelait simplement : Mlleneuve. Mais bientôt apparut sur la rive opposée de la Seine un village avec une dénomination analogue. Pour la distinguer de cette localité, on ajouta à son nom celui de son patron. Le premier document authentique qui nous parle de Villeneuve-Saint-Georges date du 27 mars 779. C'est une charte de Charlemagne. Comme Pépin, son glorieux père, il exempte à toujours les religieux de Saint-Germain de tout péage pour les objets destinés à leur entrelien. 11 leur accorde en plus des droits de tonlieue (?) qu'un comte Gérard levait à Yilleneuve-Saint-Georges '. D'où provenait ce domaine ? Le monastère de Saint-Germain-des-Prés le devait-il aux libéralités de Childebert P'" ou de Clovis 11, ou l'avait-il reçu en donation, vers l'an 720, en même temps que Yalenton, comme le soutient l'abbé Lebœuf ( v-29) ? Faute de preuves, il est impossible de se prononcer sur ce point. Irminon écrit, dans son Polyptyque, que cette propriété comprenait : un manoir seigneurial, 172 bonniers de terres labourables, 166 arpents de prés, 91 arpents de vignes et une lorèt mesurant 4 lieues de tour, dans laquelle on pouvait nourrir 5oo porcs. Le village comptait alors 60 maisons affranchies et i4 maisons de serfs.

C'est de Villeneuve-Saint-Georges que l'abbaye de Saint-Germain tirait le vin dont elle usait journellement. Ce fait est constaté par une

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