Dom Poirier, Bib. nat. ms. fr. 20847, p
ment, cour et puits commun en dépendant, sis à Villeneuve-Saint- Georges, fut vendue au sieur Legros, boucher à Villeneuve-Saint- Georges, pour la somme de 7076 livres'.
Seigneurie temporelle.
Etienne de Garlande et Amaury, comte d'Evreux, opprimaient les habitants de Villeneuve-Saint-Georges et de Valenton. Ce n'étaient plus des protecteurs, mais de véritables tyrans. L'abbé Hugue se hâta de remédier à une situation aussi pénible. Il traita avec les avoués et consentit à leur payer cent sols parisis et soixante muids de vin par an en compensation des droits qu'ils abandonnaient ( 1 138;".
Ces mêmes gens n'avaient pas moins à souffrir d'un gentilhomme de Corbeil, nommé Eudes Briahrt, qui exigeait des redevances considérables en vin, pâturages et argent. L'abbé de Saint-Germain-des-Prés les racheta pour i5 muids de vin et 35 sols de rente annuelle qu'il s'engagea à payer régulièrement au dit chevalier ou à ses successeurs (ii38j'.
La plus grande faveur que l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés accorda aux habitants de ViUeneuve-Saint-Georges, Crone et Valenton, fut l'affranchissement. EUe les exempta des droits de mainmorte, formariage et de la taille à plaisir moyennant i4oo livres, mais elle formula plusieurs restrictions. Il était défendu d'établir une commune, de vendre des tenures à des églises, monastères, personnes ecclésiastiques, à des chevaliers, à des particuliers fixés dans l'endroit ou étrangers, sans l'assentiment du prélat des Bénédictins. Les habitants reconnurent ce dernier comme leur seigneur, lui jurèrent de le défendre avec une courageuse fidélité, quand il les appellerait à son secours. Après avoir consenti à fournir annuellement une rente de 70 muids de vin, ils s'engagent à faire, en saison, le labourage des terres, la récolte, l'engrangement des blés, le charroi des vendanges des religieux. Un contrat détermine que tout homme ayant des animaux capables de tirer la charrue sera tenu à cinq jours de travail pour