‹ Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés (volume 5)Chapitre 133 sur 268 · Arch. nat. L. 809; LL · texte numérisé non relu

Arch. nat. L. 809; LL

Pour se décharger des droits de corvée qu'un nommé Gazon de Montreuîl pouvait exiger de l'abbaye Saint-Germain-des-Prés, la communauté lui donna le droit de prendre à Villeneuve-Saint-Georges, chaque année, un muid de grain, moitié blé, moitié avoine (1170). Un de ses descendants, Mathieu de Montreuil, abandonna cette redevance et plusieurs autres servitudes, auxquelles il avait droit, en faveur de l'église de Villeneuve-Saint-Georges '.

Les Grandmontins, autrement dits les Bonhommes du bois de Vincennes, avaient droit de prendre annuellement un demi-muid de grain dans la grange de Villeneuve-Saint-Georges, comme on le voit par une quittance de i44i '•

Jean Leboucher soutenait avoir sur le moulin de Villeneuve- Saint-Georges des droits qui lui venaient de Renaud Pontonier, le père de Santyme, sa femme. Pour mettre fin à cette discussion, les religieux lui payèrent une somme de 20 livres pour qu'il renonçât à ses prétentions (1261, juin) \

En 12^0, Jacques de Palestrine, légat du Saint-Siège, visitant l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, trouva l'imfirmerie dénuée de revenus. Il lui assigna, entre autres choses, 12 livres de rente sur Yilleneuve-Saint-Georges *.

Nous trouvons, dans un dénombrement du 28 octobre i643, que le chapitre de Saint-Thomas du Louvre à Paris percevait une rente de 100 sols sur la prévôté de Villeneuve-Saint-Georges ^.

Le religieux de Saint-Germain avaient les dimes à Mlleneuve-Saint- Georges, comme à Crosne et Valenton ; mais elles leur furent assez souvent contestées (i4io).

Le 9 avril :4io, une sentence fixa les dîmes de vin, à raison du dixième pot ui. Quant au pressurage, on percevait un pot sur trois*.

Les religieux avaient ban de vin depuis Pâques, un mois durant. Ln sieur Collin viola ce privilège et fut condamné à 60 sols d'amende pour avoir vendu du vin pendant ce temps {3o avril i4ô6) '.

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