Id. LL. 1087, p
Villeneuve-Saint-Georges, sans payer le droit de 4 sols par queue (6 septembre 1622) '.
Banalité et voirie.
Une sentence du 7 septembre 1671 émanant des Requestes affirma que les Bénédictins avaient seuls le droit de posséder des pressoirs à Villeneuve-Saint-Georges et ^alenton■.
Les religieux de Saint-Germain avaient pressoirs, four et moulin banniers à ^'illeneuve-Saint-Georges. En 1700, le four rapportait i5o livres, et en 1705, 200 livres. Dans le bail, il était dit que les preneurs, Nicolas Legrain, et Madelaine Cuignet, sa femme, pouvaient demander aux habitants pour la cuisson de leur pain les droits réglementaires, sans les dépasser. Ils devaient avoir du pain de police du prix et de la blancheur ordinaires pour le service du public, portant la marque de la banalité ^.
Le moulin donnait un revenu plus considérable. Nous le trouvons atfermé en i6o4, pour la somme de 600 livres. En 1700, le prix du fermage s'élevait jusqu'à 700 livres'.
Les habitants de Villeneuve-Saint-Georges payaient pour le droit de mouture un boisseau comble pour cinq minots sur toutes sortes de grains. Comme ils trouvaient cette charge trop lourde, ils cessèrent de l'acquitter. Le 16 octobre i665, après un long procès, ils passèrent un accord à l'amiable. Ils convinrent de donner 12 sols pour 5 minots. La communauté accepta cet arrangement '.
L'abbaye jouissait aussi de droits de passage et de pêche. En iG53, elle baillait à ferme pour 4 ans aux frères Lemur la pêche en la rivière de Seine depuis la ruelle du Four à Villeneuve-Saint-Georges jusqu'au port Langlois, ainsi que le port et passage de la Seine au village de Choisy, en l'étendue du territoire de Thyais, à la charge d'avoir des
I. Lebeuf, V, p. 39. Arch. nat. LL. ii3i, p. 487. a. Voir droits de pressurage, j4io.