Cliap. conv. Bib. nat. ms. fr. 1G857, p
i. Arch. nat. S. 2858, et Lebeuf-Cocheris, t. III, p. (iy et 5. Id. S. 2858; Cociieris, t. III, p. 70 et 72.
La ferme de Valenton. bàluneiil;?, cour, jardin et clos, le tout contenant !\ arpents, plus 3 pressoirs banaux et 83 arpents de terre et prés, en 20 pièces, le tout situé commune de Valenton et terroir de Valenlon et ^ illeneuve-Saint-Georges, furent vendus, le 24 février 1791, ôo.ooo livres, à Le Pileur de Brévannes, cy-devant conseiller au Parlement de Paris, v demeurant, rue d'Orléans'.
Seigneurie temporelle.
Comme nous lavons déjà dit, Hugues, abbé de Saint-Germain-des- Prés, intervint pour protéger les babitants de Villeneuve-Saint-Georges et de Valenton. C'est lui qui mil un terme aux barbares exigences des avoués, Etienne de Garlande et Amaury, comte d'Evreux. 11 commua leurs droits en une rente de 60 muids de vin, selon la mesure des lieux. Il négocia aussi avec Eudes Briart, gentilhomme de Corbeil, qui maltraitait des gens qu'il aurait dû défendre. Celui-ci abandonna ses prétentions, mais il demanda en retour i5 muids de vin et 35 sols par an (ii38)'. C'est grâce à la salutaire influence qu'exerçait l'abbaye de Saint-Germain que Robert, seigneur de Brie, et Aanor, sa femme, renoncèrent aux 60 muids de vin rouge payables chaque année par les indigènes de Valenton (12 15) \
En 1249, ce même monastère se montra généreux à l'endroit des ^'alentonnais ; il les affranchit de la taille à plaisir et du droit de formariage*. Les habitants de Villeneuve étaient soumis à certaines servitudes. Ayant refusé de porter leurs vendanges aux pressoirs de l'abbaye, ils furent condamnés par le Parlement (7 septembre i568)\ Ils payaient six pintes par muid, pour la dîme, et le cinquième setier pour le pressurage (19 janvier 10-2)". Souvent les gens de Valenton firent cause commune avec les manants de Villeneuve-Saint-Georfres
1. Archives départementales de Seine-et-Oise, ^'entc des biens nationaux, district de Corbeil, n° 58.