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dont ils partageaient les charges et la condition. Comme eux: ils devaient faire moudre leur blé au nioulin, et cuire leur pain au four des religieux. En 1478, le foin- bannicr de \ alenton était affermé 3o sols qui revenaient au pitancier de Saint-Germain-des-Prés'. En 1790, il rapportait annuellement 600 livres, et le moulin i5oo.
Voirie. — Plusieurs documents attestent que les religieux de Saint- Germain avaient droit de voirie à Valenton.
D'abord, le i4 janvier i665, monsieur Chamois, ingénieur et conseiller du roi, demande la permission de conduire à sa maison une source d'eau q\n se trouve dans la cour d'un nommé Etienne Maillasson. Il se charge de la confection et de l'entretien des conduits sur tout leur parcours. On fait droit à sa demande \
L'intendant de monsieur le duc de Vendôme sollicite qu'on lui permette de conduire à la maison que le duc a achetée à A alenton les eaux qui viennent des bois appelés les Aulnettes et du clos de la vigne appelé les Chapelles. Il voudrait également faire sortir les dites eaux de son jardin par le chemin de la procession de Villeneuve, afin d'arroser ses terres et prairies. 11 promet de réparer la voie pour que personne ne soit incommodé (17 mai 1688)'. Monsieur de Verncuil, conseiller et secrétaire de Sa Majesté, s'adresse aux religieux de Saint- Germain pour qu'ils lui permettent de faire une entrée à la maison qu'il construit à Valenton, et d'élargir la grande rue du village. Il se charge de tous les frais (19 mars 1725)*,
Le sieur Artaud obtient de conduire à sa maison et de là dans ses propriétés, par tranchées ou tuyaux, le trop-plein de la fontaine publique, située au haut de la rue Royale. Ces eaux se répandaient sur le chemin et le dégradaient (4 juin i755) '.
Monsieur de Belmont, conseiller du roi en ses conseils, grand audiencier de France honoraire, avait acquis de madame de Verneuil, entre autres biens et héritages sis à Valenton, deux jardins séparés par un fossé revêtu de pierres de taille. L'abbaye de Saint-Germain lui permet