C. Id. LL. io43, p. i3t
à 1407'. Gabriel Ratouillet. prêtre vicaire, ne fut pas plus heureux lorsqu'il réclama en i5o6 les dîmes de chanvre et de lin et employa la violence contre ceux qui refusaient de les lui accorder*. On reconnaissait que les dîmes appartenaient à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, puisque les tribunaux se prononcèrent maintes fois en ce sens. Le 19 janvier 15-2, l'abbé de Saint-Germain obtint une commission pour obliger les manants de Valenton de lui payer six pintes par muid pour la dîme et le cinquième setier pour le pressurage \
Un document du 9 mai i533 nous montre qu'on payait environ le dixième pour la dîme des animaux; pour 45 agneaux on en donnait quatre*.
Seigneurie spirituelle.
L'église de Valenton est dédiée h la sainte Vierge. Elle célèbre sa fête patronale le i5 août. La partie la plus ancienne de ce petit édilîce est la nef : elle annonce la fin du X1V« siècle. Deux collatéraux fort étroits l'accompagnent. Le chœur, ouvrage des derniers siècles, a été bâti par les économats en 1787. C'est un carré parfait surmonté d'un grand dôme que couronne un clocher assez élevé. Cette église est pauvrement meublée. Vingt stalles forment son plus grand luxe. Elles furent données par l'abbaye de Saint-Germain et datent du XIV" siècle. Elles ont souffert pendant la Révolution. 11 y avait trois cloches, mais deux ont été fondues comme tant d'autres, au temps de la fameuse tourmente de 1790. Celle qui reste est peut-être la plus ancienne des environs de Paris. Elle porte une inscription qui pourrait bien être du XVP siècle^.
La cure était à la présentation de l'abbé de Saint-Germain-des-Prcs, car nous savons qu'Alexandre 111 confirma ce droit en 1177.
Le 6 avril 1704, monsieur Lenoir, conseiller du roi en son grand