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terres qui seraient achetées avec cet argent. Meudon devint la propriété de Louvois et enfin de Louis XIY, qui la donna au grand dauphin. Le puissant monarque s'y rendait plusieurs fois l'an.
Napoléon l" aimait aussi à se reposer au château de Meudon. Ce palais, qui avait été rebâti en entier au X^'II* siècle, a été détruit pendant le siège de Paris (1870).
Seigneurie temporelle.
Le monastère de Saint-Germain-des-Prés exerçait son droit de seigneurie dès le XII" siècle. Nous voyons en effet que Jean, abbé de Saint-Victor, avait des vignes dans la censive des Bénédictins. Pour en jouir à perpétuité, il consentit à payer chaque année deux muids et demi de vin au lieu de deux muids qu'il donnait jusqu'alors (1206)'.
Les religieux de Saint-Germain ne tardèrent pas à aliéner la dime du vin et du blé qu'ils percevaient. Amaury d'Issy en devint le propriétaire, mais il céda bientôt la jouissance de son privilège à Etienne de Meudon. Le tout fut rendu à la communauté bénédictine moyennant 100 livres parisis que l'abbé Eudes accorda au premier (laSi), et 5-0 livres que l'abbé Simon fournit au second (1239). Etienne de Meudon délaissait en même temps aux religieux 5 setiers de blé, moitié méteil, moitié avoine, qu'il pouvait prendre sur la grange de Villebon, ainsi que le pressoir des Voiies et le droit de pressurer'.
En 1235, Guillaume, curé de Saint-Martial, acheta une pièce de vigne à Fleury, près Meudon. 11 promit qu'il la tiendrait en vilenage'.
En 123(3, Elinand, curé de Thiais, fonda un cierge ardent qui devait brûler jour et nuit dans l'église de Saint-Germain-des-Prés devant le maître-autel. Pour l'entretenir, il légua au monastère six arpents de vigne, à Meudon et Chàtillon, et 100 livres parisis. Après avoir donné aux religieux, en pure aumône, 7 quartiers de vigne, à Chiévin, il leur vendit le reste de ses propriétés au prix de 200 livres. 11 n'oublia pas