Arch. nat. LL
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SAIM-MICHEL-DE-CHEYAUDOS '
Dans le Polyptyque d'Irminon, publié par les soins de M. Auguste Longnon, nous lisons à la page 353 : « Habet in Creva, de Silva totum in giro, sicut œstimatum est, leucas ii, in qua possunt saginari porci CL. Habet ibi lucos ii parvulos, ad nutriendum purcellos. Habet ibi ecclesias ii, unam in Mansionibus, et alteiam in Camborciaco. » L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés avait donc deux lieues de bois dans la forêt de Cruye, et, en plus, deux bosquets. Des deux églises qu'elle possédait dans cette forêt, l'une était située à Chambourcy, et l'autre dans un lieu appelé Maison-Rouge, voisin de la chapelle de Sainl-Michel-de-Chevaudos. Suivant Lebeuf, c'est là que se trouvait l'église dont parle Irminon. Elle a été sans doute remplacée par la chapelle de Saint-Michel. Le petit monastère établi à côté de cet humble sanctuaire figure dans les actes et documents antiques sous le nom de : c( domus de Chevaldos, prioratus de Chevaudens, prioratus de S. Michaelis de Equidorso », de Saint-Michel-de Ghevaudos ou Chevaudeau. Plusieurs chartes signalent cette dépendance de Saint-Germain-des- Prés.
En 1218, Evrard de Villepreux fit donation à l'abbaye de Saint- Germain d'un muid de froment à prendre tous les ans sur le moulin de Villepreux. L'abbé Hugues VI, dit de Flacourt, acceptant ce legs, le destina à la subsistance du prêtre qui desservait la chapelle de Saint- Michel-de-Chevaudos dépendant de son monastère. Cette chapelle était située dans la forêt de Cruye. Bouchard, sire de Marly, voulut imiter la générosité d'Edouard de Villepreux. Pour le bien de son âme et celle de ses parents, il donna à l'abbaye de Saint-Germain une parcelle de la forêt de Cruye, deux septiers de blé méteil et une rente de dix sols'. En même temps, Pierre de Marly faisait une fondation pour entretenir une lampe dans la chapelle de Chevaudos. Trois autres fondations furent faites plus tard en faveur de cette chapelle.