Une charretée {carrada) faisait 1000 livres. V. Losg>o
ferme des religieux et les arbres du voisinage. Charles le Chauve mit les ennemis en fuite. Les moines de Saint-Germain établirent en ce lieu un asile pour les religieux convalescents qui avaient besoin d'un air pur.
Pour installer cet hospice, ils se servirent des restes de bâtiment, et choisirent dans la ferme incendiée un pavillon de plusieurs étages auquel ils joignirent un enclos formé des terrains antérieurement occupés par les anciennes maisons du bourg détruit'.
En 1 198, une noble femme, du nom de Philippe, donna la cinquième partie de ses biens à la Celle, mais elle demanda en retour de participer aux bonnes œuvres des religieux \
Un dénombrement de 1871 nous donne les terres de la Celle et certains revenus ' :
Lue maison avec 89 arpents de terre, 70 arpents de bois et 9 arpents de vigne, avec les dîmes de grains et de vins, cens et rentes qui peuvent valoir par an, i4 livres.
Celui de i384 est ainsi conçu : « A la Celle, il y a une maison appartenant à la prévôté, qui a été détruite par les ennemis du royaume ; justice haute, moyenne et basse, environ 90 arpents déterre, 70 arpents de bois de pauvre revenu, 9 arpents de vigne en friche, la dîme des vins et grains de la ville, les cens et rente qui peuvent valoir, par an, i4 livres*. 0
Un dénombrement du 21 juin 1022 nous dit qu'il y avait 100 arpents de bruyère et six vingts arpents de bois taillis à la Celle-Saint-Cloud".
Troublés par les guerres de religion et pressés par les dettes, les religieux de Saint-Germain-des-Prés vendirent, au commencement du XYIP siècle, à Joachim Sandras cette habitation avec la propriété qui y était attachée. Ils ne se réservèrent que la seigneurie. Un bail du i5 novembre 1057 nous permet de constater ce que valaient annuellement la terre et seigneurie de la Celle avec les dîmes du Chesnay. Le tout était affermé à Louis Brissonnet pour la somme de i3oo livres; le revenu comprenait :
t. A. MAQLÈt.
». Arch. nul. LL. loAi, p. 4 et 5.