Id. LL. lo^a, p
T° La coupe annuelle de 12 arpents de bois taillis;
2'^ Les grosses et menues dîmes, le greffe et le tabellionage ;
3" 8 septiers de blé de dime appartenant aux bailleurs par préciput sur le total des dîmes. Le surplus des dîmes de la Celle était partagé entre le curé du lieu et le preneur ;
[\° Toutes les dîmes, grosses et menues, dépendant de la terre et seigneurie du Chesnay, avec un pré contenant environ 4 arpents, sis au territoire du Chesnay ;
5° Les censives et les amendes qui se percevaient sur ce territoire ;
Le preneur devait entretenir en bon état les granges du dit lieu et payer le gros du vicaire perpétuel du Chesnay qui était de 89 septiers et mine de blé. Les bailleurs se réservaient les lods et ventes, confiscations, la jouissance d'une carrière de grès. Il était prescrit au preneur de laisser 8 baliveaux par arpent, lorsqu'il coupait les bois taillis. 11 ne pouvait toucher aux anciens.
Le roi Louis XIV, en 1662, acquit et fit enfermer dans son parc de Versailles 22 arpents de pré et 3oo arpents de terres labourables dépendant tant de la Celle que du Chesnay, et soumis à la justice et au dixmage de Saint-Germain-des-Prés. 11 convint de payer aux religieux une rente de 3oo livres '. Le monarque y ajouta, en i683, toute la terre que Saint-Germain-des-Prés possédait dans ces deux localités. Ici se place un incident fâcheux pour les Bénédictins de la célèbre abbaye parisienne. Colbert leur avait acheté pour Sa Majesté, au prix de 262.500 livres, les bois d'Amblainvilliers, Verrières, la Celle-Saint-Cloud, Montéclin. Le grand ministre mourut peu de temps après, et Louvois refusa de tenir les engagements qu'il avait pris. Bien plus, il réclama les sommes qui avaient été payées et ne donna point les 34.700 livres qu'on avait jugé bon d'accorder pour la non-jouissance depuis 1679. Les religieux durent reprendre leurs bois tout dégradés par les allées qu'on y avait pratiquées. Le récit qui suit nous explique amplement cette affaire :
Le 21 avril i683, la communauté de Saint-Germain-des-Prés vendit au roi 80 arpents de bois au territoire de Montéclin, 900 arpents au Buisson-de-Verrières, 54 arpents au territoire d'Amblainvilliers, plus 43 arpents, moyennant la somme de 262.000 livres tournois, et pour
I. Bib. nat. ms. fr. i88i6, p. i5o; Arch. nat. LL. io4i, p. 61-G2.
la non-jouissance du revenu des dits bois depuis l'an 1G79, parce que Sa Majesté avait défendu de faire aucune coupe des dits bois, la somme de 3^.700 livres. Les religieux étaient obligés d'employer la somme de 262.000 livres au payement de l'acquisition des terres de Fresne et Berny, et au remboursement des autres rentes. Le monastère reçut, le 3o juillet i683, la somme de 100.000 livres et devait toucher le reste dans les deux mois suivants. Sur ce, M. de Golbert mourut au mois de septembre. M. de Louvois, qui lui succéda dans la charge de surintendant des bâtiments du roi, rompit le contrat et obligea les religieux de reprendre leurs bois tout en désordre, dans lesquels on avait fait des allées et des chemins. Ils durent rendre les 100.000 livres qu'ils avaient reçues et ne touchèrent aucune indemnité pour la nonjouissance et les dégâts. Ils ne furent pas davantage payés de la vente de leur seigneurie de la Celle que le roi avait achetée le même jour par un contrat séparé et dont le prix se montait à plus de 96.000 livres'. • En 169 1, le sieur de Bontemps, stipulant au nom du roi, assura aux moines de Saint-Germain vme rente de 188 livres i5 sols pour les dîmes et droits seigneuriaux sur les terrains du Chesnay, compris dans le parc de Versailles ^
Litiges et transactions
Nous rangerons sous ce titre les difficultés et accords qui ont pu se produire relativement à la Celle-Saint-Cloud.
En 1209, il y eut entre les hommes de cette localité et l'abbé de Saint-Germain un procès que Pierre de Nemours, évêque de Paris, fit cesser en accordant les parties.
Trois ans plus tard, pom- terminer une contestation regrettable, les religieux de Saint-Germain cédèrent à l'abbaye de Tyron pour son prieuré de Jardies une terre située « in feodo villa; de Querceto », à condition qu'on payerait annuellement au prieuré de la Celle une rente de 6 deniers \