Dubois, Hisl. Eccl. Paris., I, p
de plus, trois moulins qui payaient un cens de i54 muids de grain. La ville de Palaiseau possédait une église construite en bel appareil fcum omni apparatu diligenter constructam). Cette église avait, pour son entretien et celui du prêtre qui la desservait, un domaine assez considérable : 17 bonniers de terre labourable, 5 arpents 1/2 de vigne, 3 arpents de pré, plus un manse ingénuité ayant 4 bonniers de terre labourable, i arpent 1/2 de vigne et 3 arpents de plus, 6 hôtes cultivant chacun i journal de terre et fournissant chaque semaine i jour de corvée, i poulets et 5 œufs. Il est question d'une seconde église située, dit le Polyptyque, in Gilo, localité du territoire de Palaiseau, dans laquelle Guérard reconnaît le village actuel de Gif, mais qui est plus probablement celui de Vauhallan.
Walafred, vassal de Saint-Germain et maire de Palaiseau, payait comme tous les autres hommes de l'abbaye, pour son manse ingénuité pour une année, i bœuf; pour l'année suivante, i pourceau; pour le droit d'usage dans les bois, 4 deniers ; pour le droit de paisson, 2 muids de vin et ime brebis avec son agneau ; il devait labourer, pour les semences d'hiver, Z| perches de terre et 2 pour les semences de printemps; faire les corvées, les charrois, les manœuvres qui lui étaient commandées et donner 3 poulets et i5 œufs.
L'abbaye de Saint-Germain possédait 108 de ces manses ingénuiles, qui payaient annuellement 6 chariots militaires; une année, 108 pourceaux; l'autre année, 108 brebis avec leurs agneaux, 240 muids de vin pour le droit de paisson ; en argent 35 sols pour les droits d'usage dans les bois; 35o poulets, 1760 œufs et 9 sols de capitation. Tous les manses ingénuiles ou serviles se montaient au nombre de 117.
Malgré toute cette prospérité, les moines ne purent conserver dans leur possession cette magnifique dépendance. Pendant la période tourmentée du X* siècle elle fut usurpée par quelques-uns des hauts barons du voisinage, et les religieux de Saint-Germain ne furent pas assez influents, ou les rois carlovingiens assez puissants pour rétablir les droits de justice. Voici en quels termes Pierre de Courpaloy, le moine chroniqueur du XIV* siècle, mentionne la disparition de la ville de Palaiseau de la liste des dépendances de l'abbaye... « post decursum fere ce annorum, solilo vigore regum decedente, par cupiditatem quorumdam principum, hœc villa fuit a nobis ablata* ».