Arch. nat. LL. loaS
l'hostel des moines à Antony par le vacher de Chatcnay, dont il fera serment entre les mains du prévost d'Antony '.
En 1276, le roi fit cession à l'abbaye du droit de griierie qu'il avait à Antony ; en reconnaissance, les religieux s'engagèrent à payer au trésor royal une rente perpétuelle de 24 livres parisis \
Le droit de gîte qu'avait le roi dans la ville d'Antony fut la source de débats entre les habitants ; ceux d'entre eux qui figuraient parmi les hôtes de l'évêque de Paris se prétendaient exempts de cette contribution. Mais le Parlement de la Saint-Martin d'hiver de l'année 1260 déclara que tous les bourgeois d'Antony devaient asseoir ce gîte et que le prévôt de Paris le ferait lever ^, ce qui mit un terme à toutes les discussions.
En 1207, les abbés de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain, qui étaient en désaccord au sujet des droits d'usage des hâtes d'Alnet ' dans les bois d'Antony et des droits de justice dans la ville de Suresnes, remirent leurs démêlés à l'arbitrage de mailre Clément, archidiacre de Laon et chanoine de Paris, dont la sentence n'est pas parvenue jusqu'à nous ^.
La justice était exercée à Antony au nom des religieux par les prévôts, qui jusqu'au W^ siècle avaient été choisis dans le personnel monastique, mais qui, à partir de cette époque, ne furent plus que des fermiers de cette seigneurie. Dans leurs conventions, les religieux se réservaient le droit de nommer aux diverses charges et aux olïices du tribunal d'Antony. Ainsi, en i63i , les religieux, prieur et couvent de Saint- Germain-des-Prés, pour la connaissance que de longtemps avoient de la prud'hommie, sens, souflisance, capacité, intégrité et zèle de notre sainte religion catholique, apostolique et romaine, de maistre Louis Dupuis, huissier au Chastelet de Paris, lui octroient Testât et l'oiïice de Lieutenant en leur prévosté d'Antony et mandent à maistre Pierre Joannet, prévost d'Antony, qu'après avoir reçu son serment, il le mette en possession de son dit office ^.